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nature de nos pierres avec toutes les vertus transmuantes, laquelle nature jamais ne se peut avoir avec ses propriétés ni voir actuellement ses œuvres si premier n'est tirée du soleil et de la lune par tierce disso­lution.

La première dissolution est faite pour dissoudre la vertu simple dudit soleil et de ladite lune. C'est à savoir l'humidité visqueuse et mer-curieuse en laquelle se continuent les parties terrestres et fixes de l'hu­mide radical sulfurique et pour lier icelle avec l'esprit cru.

La seconde dissolution est faite par large dissolution et réduction. desdites parties radicales fixées, subtiliées et desséchées en poudre subtile en leur propre eau, laquelle premier a été résoute d'iceux et liée avec l'esprit cru. Et en cette eau toutes lesdites parties corporelles se dépor­tent universellement en manière de corps fondu ou liquéfié sans faire aucune résidence. Et ceci ne se peut faire par le mercure cru pour ce qu'il déffaut en vertu et en puissance agent. Cette vertu et puissance agent est la viscosité des corps qui a été résolue dedans le mercure cru qui est dit esprit, et tient le moyen entre le corps et l'esprit. Car le corps et l'esprit tout ensemble s'ajoutent en cette dissolution par raison de la participation et affinité naturelle que le corps et l'esprit ont avec la nature dudit moyen. Et pour ce comme itel moyen tient en lui de la nature du corps et de la nature de l'esprit, ajoutez-les ensemble en forme de solution liquéfactive. Et en cette solution s'engendre l'amour de nature et la similitude de toutes les parties en un symbole naturel par raison du mouvement universel que ledit moyen fait par toutes les par­ties naturelles avec la puissance propinque qu'il tient de par l'âme du corps. Et semblablement la vertu attractive s'en confirme et s'en accroît par toutes les parties du compost. Par itelles vertus acquises l'esprit qui après la vacuité des parties de son corps faite par continuée résolution et division élémentale se retourne en corps par imbibition en manière de rosée faite par voie de réduction. Mieux fait son mouvement dedans le corps et au plus profond, et mieux s'en transmue en enforçant la vertu appétitive de toutes les parties engendrées par amour de similitude de parties en union naturelle et ferme, laquelle vertu tire par raison de son amour le nourrissement ressemblant à elle en vertu et en matière au milieu et au plus profond de la chambre de sa radicalité. Et illec en accomplissement le transmue. Et pour ce tel radical attirant est comparé au cœur et non pas à la bouche, car le cœur radical tire le plus digéré et dépuré. Et la bouche tire la chose indigeste et impure. Et pour ce il est dit au livre de veiller et de dormir. Que le cœur au milieu de sa cham­bre attire le nourrissement. Et illec l'accomplit. Et l'envoie aux membres par chacune veine. Notez donc la vertu et la nature de ce premier moyen qui ainsi par sa vertu active rend la matière toute homogénée en liqué­faction par dissolution. Car en autre manière l'agent naturel ne pourrait transmuer sa matière en la réduction si premièrement ne rend icelle toute homogénée et simple par vertu de son action. Et ceci entendez de l'agent dessusdit qui mêmement inspire à donner et terminer en icelle forme substancielle que naturellement vous demandez, c'est à savoir en forme d'élixir parfait. Et par ceci pouvez connaître par réel entendement que jamais la matière naturelle ne se transmue ni ne se convertit en sa perfection naturelle si ce n'est par l'agent naturel propinque à sa nature. Car la matière en sa transmutation en tout temps reçoit les œuvres en forme en suivant la nature de l'agent duquel elle prend corruption et transmutation. Et pour ce est-il besoin que la matière passive et la forme active soient de tout en tout de la nature du lignage spécifique. Toutefois comme ceci ne puisse entrer en l'entendement des vulgals, pour ce ainsi comme sophistiques en entendement font les œuvres sophisti­ques, si comme font iceux qui en étranges feux œuvrent et en étranges principes actifs remots de toute l'espèce de nature de métal. Et même­ment iceux qui en eaux fortes vitrioliques et saisugineuses dissolvent les corps, et puis en forment pierres terrestres hors de toute proportion, et de toute espèce de toute la nature des métaux. Car ainsi le requiert ledit principe actif qu'ils lui ont mis qui est du tout en tout contre la nature du métal. Car lui étant d'autre forme et d'autre matière et d'autre action inspirant tant seulement à la nature dont il est partie, disproportionne la nature de métal par étrange mixtion en forme terrestre. Et par l'action véhémente de la chaleur adurante crème et arde tout ce que devrait nour­rir l'humide radical, et encore il sépare ledit humide radical de toute la latitude de nature métalline, et la retourne en nature propre dudit agent étant d'autre proportion, comme selon la vérité de nature la pro­priété de chacun agent soit d'accomplir la matière qu'il transmue en la forme et espèce de sa propre nature. Car puisque la matière passive a reçu fermentation et assimilation du dissolvant actif, nécessaire chose est qu'en sa forme se termine selon le droit de toute nature, ne jamais nature souffre le contraire. C'est à savoir que la matière comme elle soit passive puisse transmuer l'actif en sa nature. Ainsi comme la matière active fait la passive tout généralement, pour ce si vous ne connaissez la nature de notre feu œuvrant à l'espèce de pur métal, rien ne vaut du tout. Car icelui comme il soit mis en la latitude de la mesure de la plus noble et souveraine nature de métal. Tant seulement il œuvre étant en la latitude de mesure par proportion spécifique sans passer les termes de sa propre nature. Tout ainsi entendez du froid constrictif qui est conditionnellement en la matière passive. Qui ne soit substantiellement de nulle matière étrange ou remote à la nature de l'actif. Mais lui soit en forme, en vertu et en puissance le plus propinque en nature que vous pourrez. Car jaçoit ce que la matière passive soit vraie et naturelle, si étrange froid y a outre la vraie condition de l'agent par trop grande appo­sition, exprimera tant l'humide radical par induration que toute la cha­leur se suffoquera de l'actif, et perdra du tout son mouvement. Car tout l'humide s'en est allé par la grande constriction du froid auquel humide la chaleur naturelle s'échauffait et de sa substance se nourrissait. Et par ce défaut la pierre de plus ne se peut fondre ni liquéfier sans apposition de chose chaude et humide. Si donc voulez avoir ces deux instruments, querez le feu mâle qui est actif principe sur tous les autres en forme essentielle dedans le ventre du soleil, car illec le trouverez sans nulle faute. Et le froid qui lui est conditionné en nature propinque ainsi com­me féminin est dedans l'humide matériel et nutrimental trait de dedans le ventre de la lune. Et de ces deux argents vifs tant seulement se fait tout ce que vous demandez mais que vous vous avisiez aux vertus qui transmuent et à la multiplication de leurs pouvoirs et de leurs forces, laquelle multiplication se fait par voie de très forte mixtion, et non en autre manière. Et mixtion forte jamais ne se fait si tout ce qu'a été mêlé ne se sublime en vapeurs. Adonc par petites parties et menues est faite la colligation et mixtion sans jamais séparer. Et de telle mixtion insépa­rable vient la vertu qui œuvre et transmue en suivant la raison et la nature de sa mixtion. Quand donc vous voudrez multiplier la vertu qui transmue, icelle multiplierez avec forte mixtion de sublimation.

Pour ce de la seconde dissolution nous passons à la tierce qui se fait par voie de réduction par imbibition d'étroite roration pour multiplier ladite vertu et l'avoir plus forte en forme et espèce d'autre moyen laquelle forme ensuit la raison de sa mixtion et dissolution en vapeur sèche en manière de poudre blanche. Et en ce moyen est la vertu multi­pliée par tierce et étroite mixtion et dissolution. Et est de plus fort transmuement et convertissement en autre forme et formes par raison de l'approximation à fixation. Et si encore plus voulez multiplier les vertus dessusdites, ne vous chaille sinon de recommencer lesdites trois disso­lutions. Et d'autant que icelles recommencerez d'autant les vertus trans­muantes vous multiplierez, laquelle chose est grand secret à Nature. En­tendez toutefois par apposition de nouveaux ferments. Et tout ceci n'est sinon corps subtilié par dissolution, contrition et assation avec les esprits. Par telles subtiliations se fait la conjonction des corps et des esprits sans séparation. Et la subtiliation n'est sinon dissolution en eau et union uni­verselle d'eux et des esprits par laquelle chose il appert que comme la tierce dissolution soit effet des deux autres et acte principal de toute notre maîtrise. Et icelle ne se puisse faire sans la connaissance des choses qui font à la confortation et débilitation desdites vertus desquelles peut venir attrempement et désattrempement selon le plus et le moins de confortation et débilitation. C'est ce que nous ne devons mie ignorer. Comme donc la pierre en sa réduction retourne en plus grande siccité qui est qualité mortificative, faites en telle manière que la chaleur infuse par l'humide igné se refroide par roration d'humide nutrimental. Et après que sa chaleur naturelle par trop grand feu ne se résolve, sinon tant seulement le flegme. En autre manière elle retournera plus froide que devant, et ainsi sera perdurablement morte. Par lent feu, donc liez la substance de l'argent vif avec le soufre, en telle manière que d'icelle qualité terrestre se puisse retourner en nature d'air animé par apposition et réduction d'eau exhubérée et sublimée. Et après en nature de feu par réduction d'huile chaude et moite. Par feu lent, faites ceci jusques à tant qu'elle se fixe petit à petit par succession d'œuvres limitées, et de cha­leur fortifiée à l'exigence de son essence. Et tant que se débilite par assa­tion mesurée, autant illec devez conforter par imbibition proportionnée mêmement en plus grande viande si métier est au regard de la quantité de la chaleur convenante. Ne buvez si vous ne mangez, ni ne mangez si vous ne buvez. Autant de fois que vous l'abreuverez, autant de fois la dessécherez. Toute l'intention de cette maîtrise n'est autre chose sinon en ces deux termes quand est à la manière d'ouvrer. Toutefois que vous ayez premièrement les eaux et les huiles bien attrempées et rectifiées. Car de la leur propre substance se fait la nôtre pierre. C'est à savoir des terres d'iceux sublimées et retenues par vertus des moyens successifs par engin de réduction et mixtion, solution et putréfaction. Et nous faisons putréfactions avec propre chaleur due qui corrompt premièrement l'humide animé par mixtion, et après le termine en la forme et en la nature de laquelle chaleur est par caléf action. Et ceci se fait par raison de l'évaporation retenue en sa mixtion par raison de la vertu basse fixe liée avec la haute volatile. Gardez donc que telle vapeur ne s'en vole de sa comixtion par étrange chaleur jusqu’à tant qu'elle soit liée avec la fixe, car tôt se perdrait. Pour ce disent les anciens Philosophes que tout temps putréfaction est quand le terminant vainc l'humide terminé par sa chaude sécheur. Car en sec est la vertu rétentive et en chaud la vertu qui termine son humide. Et ainsi en la chose mêlée tout temps le sec termine l'humide volatil en retenant sa vapeur encontre la chaleur par colligence de fixion et volatilité.

^ Maintenant je dirai comme la terre est sublimée et blanchie.

Et pour ce que par plusieurs réitérations d'imbibitions avec forte broyure et fréquente assation la plus grande partie de la quantité de mercure est dégâtée. Il faut encore que le rémanent qu'elle tient de flegme par réitération de sublimation soit semblablement ôté. Et pour ce quand la terre aura bu la cinquantième partie d'elle, vous devez savoir que quand la terre aura bu la cinquantième partie et sera venue au terme de parfaite blancheur vous la devez laisser refroidir et l'ôter du vaisseau, et la mettre en une cucurbite de terre bien forte et bien verrée qui ait la gueule plus large que le fond. Et son alambic soit de verre tout propre, ainsi comme il vous sera démontré par figure à la fin du livre et en ce vaisseau tantôt sera sublimée avec le plus fort feu que vous pourrez. Et ici devez noter et savoir pourquoi le Philosophe dit tantôt : La raison est telle, si vous sublimiez votre terre à feu attrempé l'humide se sublime­rait et le sec demeurerait au fond. Et pour ce vous commande le Philo­sophe que tantôt vous fassiez le plus fort feu que vous pourrez, afin que la matière fonde à coup, et que le sec retienne le moite, et le moite défende le sec, jusqu’à tant qu'elle monte en manière de poudre très blanche. Et quand vous verrez votre terre très blanche comme neige et se tenir com­me poudre morte aux spondilles de l'aludel, adonc vous l'ôterez du vais­seau. Et derechef la sublimerez sans ses fèces. Car si vous la sublimiez avec ses fèces, jamais ne les pourriez départir. La poudre que vous trouverez sublimée sur les fèces est cendre de cendre ou cendre tirée de la cendre sublimée et honorée. Et ce qui demeure au fond c'est la cendre de quoi le dessous est vitupéré et damné. Et n'est que lie et écorce et noirceur obscure de laquelle nous n'avons point de métier. Faites donc séparation entre le clair et l'ord. Car quand elle montera comme très blanche neige adonc est la chose accomplie. Vous devez savoir que quand il dit que vous la preniez sagement, qu'il ne s'enfuie en fumée, c'est-à-dire que quand il est sublimé que le plus tôt que vous pourrez que vous mêliez la partie dudit soufre duquel vous voulez faire élixir au blanc avec son eau et son ferment ainsi comme il est dit en la fixation et élixir de com­position. Car si vous le laissez envieillir il se pourrait bien perdre et gâter. Et de l'autre partie vous devez faire votre soufre rouge au rouge ainsi comme il est dit au chapitre ensuivant de la composition du soufre rouge. Or le cueillez donc sagement qu'il ne s'enfuie en fumée. Car c'est le bien que nous querrons, la terre blanche en feuilles qui coagule, et la présure, cendre de cendre, arsenic, et soufre blanc lequel selon Aristote est la chose très bonne que les Athéniens doivent prendre afin que d'icelle fassent argent. Or œuvrez donc de lui à la lune. Car il est accompli et en cette manière se parfait le soufre blanc non ardent. Vous devez savoir que si vous apercevez que lesdites fèces tinssent aucune chose de l'hono­rable nature moyenne, vous les devez derechef abreuver de votre eau blanche exhubérée et gardée en abreuvant et calcinant ainsi comme il est dit dessus. Et puis en sublimant à plus fort feu que vous pourrez jusqu’à tant que ce qui est l'honorable nature monte comme neige très blanche et quand vous n'y trouverez plus rien jetez-les hors car ils ne valent rien.

^ De la composition du soufre rouge à l'or.

Si donc vous voulez avoir soufre à or, dissolvez votre soufre blanc dessus cueilli en l'eau rouge par contrition et imbibition et légère décoc­tion.

Lui dissolu vous le coagulerez en pierre par manière de réduction. Lui coagulé derechef le dissolvez en l'eau rouge. Et derechef le congelez. Tiercement en cette même eau le dissolvez. Et puis sublimerez tout par très lent feu. Maintenant l'ouvrage de l'artifice se dore, et digère. Car ce qui monte en haut en semblance de poudre est soufre blanc. Et ce qui demeure au fond dessous est soufre rouge teint comme écarlate, et clair afin que de lui les alchimistes fassent or. Sachez que ce soufre-ci convertit l'argent vif par artifice en vrai or. Par les choses dessusdites il appert manifestement que les Philosophes ont dit vrai laquelle chose les fols cuident que ce soit chose impossible. C'est à savoir qu'il n'est qu'une pierre, une médecine, une nature mercurieuse, car tout naît de lui, une disposition et un ouvrage et un vaisseau pour faire ensemble soufre blanc et rouge. Et pour ce que quand vous verrez ladite blancheur au vaisseau apparoir, vous devez croire qu'en icelle blancheur est la rougeur mussée. Ne il ne vous faut pas ladite blancheur mettre à part, mais toujours cuire jusqu’à tant que tout soit rouge, comme par exemple quand je me lève au matin et je vois que mon urine est blanche et indigeste tantôt je connais que j'ai peu dormi. Et me recouche à mon lit. Et quand j'ai assez dormi mon urine devient jaune, laquelle jauneur n'est autre choses si ce n'est digestion accomplie. Ces choses dessus-dites est la vraie composition du soufre blanc et rouge non ardent pour laquelle chose par le quart régime est accompli l'élixir parfait à parfaire tout métal impar­fait en vrai soleil et en vraie lune. Et par ceci appert manifestement que sans ce soufre-ci ne se peut accomplir ou composer élixir parfait. Pour ce que de sa nature il a propriété de congeler le mercure et fixer et dessé­cher par raison de sa sécheresse. Là où je vous ai dit dessus qu'il faut cuire jusqu’à tant que ce soit tout rouge, c'est à savoir par décoction légère jusqu’à tant que tout soit soufre rouge fixe duquel le signe sera quand de lui ne pourra rien sublimer adonc certainement sera la décoction accomplie.

^ Le quatrième régime qui est de fixer le soufre sur le corps fixe.

Le quart régime est de fixer le soufre blanc et rouge sur le corps fixe afin que le soufre blanc soit fixé sur argent et le soufre rouge sur or. Car selon Pithagoras, si argent vif de corps tiré n'est coagulé en soufre blanc souffrant le feu, il ne peut adresser sa voie à parfaite rougeur. Pour ce donc ne travaillez point votre corps en choses esquelles vous ne pou­vez advenir car vous cherriez en double erreur. Œuvrez donc sagement et non mie à l'aventure. Car sans ferment vous n'aurez point ni soleil ni lune, mais autre chose qui n'est mie en cure de nature si vous ne préparez votre soufre avec corps duquel vous l'avez préparé au commencement. Cher ami quand je vous dis que le soufre blanc se doit fixer sur argent et le rouge sur or n'entendez mie que ce soit or et argent ainsi comme l'on les vend. Mais en faisant votre ouvrage vous devez avoir gardé des terres d'or et d'argent subtiliées et calcinées sur lesquelles terres vous devez fixer votre soufre blanc au blanc et rouge au rouge. Conjoignez donc le soufre avec le corps fixe afin qu'il engendre son semblable, et soit fait élixir à tout ce que vous conjoindrez. Car quand il sera conjoint avec le corps il ne cessera point d’œuvrer jusqu’à tant qu'il ait tout converti. Et pour ce quand vous voudrez fermenter, mêlez le soufre avec le corps afin que tout soit fait ferment. Car le ferment ramène notre soufre à sa nature, et couleur et saveur en toute manière. Et pour le fer­ment blanc sera au blanc, et le rouge au rouge, comme il appert. Car si vous aviez mis le ferment d'argent avec le soufre d'or il le ramènera en sa nature. Mais non mie en sa couleur, et au contraire. Ne mêlez pas donc le ferment d'un soufre avec l'autre soufre, car le ferment d'or c'est or, et le ferment d'argent est argent. Et n'y a d'autre ferment sur terre. Car la chose ne peut fixer qui ne se peut fixer ni oncques ne fût fixe. Et pour ce en toute fermentation vous devez noter le poids de chacun afin que la somme du soufre volatil ne surmonte la somme du corps fixe. Autrement le lien de mariage se tournerait à s'enfuir avec l'esprit non fixe. Et pour ce, dit Platon, si un peu de ce soufre est jeté sur moult de corps, entendez que les trois parties soient du corps et une de soufre, en telle manière qu'il y ait sur lui puissance et il le convertira tantôt en poudre laquelle aura la couleur comme la couleur du corps sur lequel l'esprit est jeté. Et pour ce que les soufres ne peuvent entrer aux corps si ce n'est par le moyen de l'eau. Comme elle fasse le mariage entre le soufre et le ferment en toute épousaille. Premièrement vous mettrez com­me dit Avicenne la terre, car elle est de côté le ferment. Secondement vous mettrez l'eau, car elle est de côté la terre. Tiercement vous mettrez l'air, car il est de côté l'eau. Quartement vous mettrez le feu, car il est de côté l'air, toutefois ne mettez point de feu en élixir au blanc, car il s'accomplit de trois éléments esquels n'a point de feu. Mais le rouge de tous les quatre s'accomplit. Œuvrez et clouez, dissolvez et noyez, lavez et desséchez. Car l'eau est moyen de conjoindre les teintures des autres. C'est à savoir de l'huile et du feu. Et je vous dirai un mot de Philosophie. Si premièrement vous mettiez l'huile et puis la terre, l'huile serait morti­fiée en la terre. Car l'eau n'y pourrait entrer. Et si vous mettez l'eau et puis l'huile, l'huile se tiendra sur l'eau. Et si vous mettez l'eau et puis la terre, l'eau sera plus pesante que la terre. Fixez donc l'eau avec la terre afin qu'elle se conjoigne à elle. Car si un des quatre avez tué, tous les autres sont morts. Si l'un a plus d'âme que l'autre, il ne vaut rien. Appro­priez donc le ferment qui est âme devant la fermentation afin qu'il soit poudre calcinée dissolue et endurcie. Si donc tu n'appropries bien ton ferment, la maîtrise ne vaut rien. Et notez que cela pareillement n'est autre chose que subtiliation du ferment par dissolution en l'eau de la pierre.

^ De la réduction de l'eau sur l'élixir au blanc.

Et pour ce, donc vous abreuverez trois parties de lune pure, c'est à savoir subtiliée et calcinée comme est dit dessus. Et c'est le ferment avec le double de son mercure très net, blanc et rectifié. En broyant tout ensemble bien fort en un mortier de porphyre jusqu’à tant que le mer­cure ait bu le ferment et soit fait comme beurre en telle manière que l'on ne puisse rien sentir dudit ferment. Puis après vous lui ajouterez du dessus-dit soufre blanc sublimé et congelé une partie. Ce soufre est la chose qui dessèche le mercure en la terre et le fixe par le moyen de l'eau. Car elle fait le mariage entre le corps et le soufre et le ferment. Et puis on lui donne l'huile. Et adonc on lui donne fusion métallique et fluante. Et ainsi appert que l'huile fait fluer, et la terre fait dessécher et fixer. Item quand la matière est sublimée après l'incération de son eau, adonc le soufre par le moyen de l'eau entre au mercure. Et en entrant le trans­perce et le coagule et dessèche, et adonc quand les parties du mercure aucunement s'épaississent par feu, jamais ne se peuvent plus élever. En retournant au propos, quand vous aurez ajouté une partie de votre soufre blanc sublimé et congelé en broyant tout ensemble jusque’à tant qu'ils soient comme un corps. Et puis l'incererez avec une partie de son eau blanche. Et le mettez sublimer en enforçant dessous le feu petit à petit jusqu’à tant que de lui soit sublimé tout ce qu'il y a de volatil. Et puis le laissez refroidir, et le tirez hors. Et ce qui sera élevé aux côtés du vaisseau avec une partie de son eau remettez sur ses fèces, en abreuvant et desséchant jusqu’à tant qu'il soit comme pâte. Et le remettez subli­mer, et ainsi continuement recommencerez la contrition, imbibition, assation et sublimation en enforçant toujours le feu jusqu’à tant que
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