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Incident universel pour réformer l'entendement sur le nourrissement de la pierre, et comment ce n'est autre chose, sinon mouvement fluant de chaleur naturelle.

Vous devez savoir par connaissance de réel entendement que quand il advient que les parties de l'humide radical continuement se dessèchent, aidant à ceci la chaleur par dehors en résolvant toute l'humidité née, adonc s'ensuit la mort au corps. Pour ce car il n'a mie en lui humidité vivificative en laquelle la chaleur naturelle s'échauffe. Et ceci manifes­tement appert es ouvrages des calcinations selon le plus et le moins. Mais quand par maintes fois est abreuvée et par petites parties divisées et mêlées en cuisant souvent tant seulement à résoudre la fumée eaueuse et dessécher et épaissir son humidité radicale, adonc la chaleur naturelle s'augmente et s'accroît et le feu se multiplie. Et ainsi nourrissement n'est sinon mouvement fluant de chaleur naturelle qui a position, dont disent les Anciens que le corps animé n'est mie que nombre numérant, et lui-même mouvant. Car le compost tout temps est de plusieurs par­ties continuées et divisées lesquelles tout temps se nourrissent, et tout temps défluent. Car en tout temps il y a flux et déperdition pour ce lui convient-il tout temps donner nourrissement afin que flux se fasse et restauration tout temps jusqu’à tant qu'il soit venu à son terme. Et ainsi appert que tout nourrissement se fait par éjection et rétention de parties diverses. Car la rétention tout temps se fait de partie du nour­rissement par raison de l'assimilation qu'elles ont en nature avec le nourri. Mais l'éjection est faite des parties dissemblantes à nature et contraires à unité. Et pour ce c'est chose nécessaire que tout nourrisse­ment porte en lui fèces. Toutefois chacune part du nourri est nourrie. Par les choses dessus-dites vous soit déclaré la sublimation du mercure et la séparation de sa substance terrestre, et de sa superflue aquosité qui sont les parties dissemblantes en contrariété à la substance moyenne mer-curieuse laquelle tant seulement de semblables parties en nature propre se nourrit et s'accroît et se multiplie, toute autre chose étrange refusant. Et si vous voulez savoir de quoi le nourrissement se confit, je vous dis que de sel de nature et d'eau vulgale. Car l'eau qui est mercure vulgal par sa stérilité se mêle avec le sel de nature dissout afin qu'il soit fait nourissement roratif et subtil dont disent les Philosophes que jaçoit qu'au­tre bénéfice nous ne puissions avoir de l'argent vif. Sinon autant qu'il nous rend les corps subtils et roratifs en les transformant en sel de nature de métal suivant forme métalline, assez nous suffit. Car ce sel comme il soit nature de métal assubtiliée par dissolution au ventre dudit mercure aide fort à faire le nourrissement par raison de sa similitude en propre nature, et par la stypticité de sa salinité laquelle en l'universe décoction par résolution de son humidité subrefluable a acquis et gagné acuité sulfurique en chaleur, et par conséquent impression refrénant et corrigeant l'aquosité qui lui vient de par le nourrissement digestible, sans lésion ou séparation de l'humidité innée. Et pour ce sitôt comme l'art a mêlé l'humidité nutrimentale avec le corps par imbibition en manière de rosée et longue broyure. Après, Nature mue et informée par chaleur de dehors meut et informe toute sa matière et emplit tout le corps de vapeurs nutritives en telle manière que les superfluités d'icelles vapeurs qui sont dedans, ainsi comme entour la superficie, sont jetées dehors par résolution faites par la chaleur innée de l'humide radical coagulé avec l'aide de la chaleur du dehors à lui correspondante. Toutefois premièrement, en attrayant s'épand de tout en tout par dedans et noie les choses de dedans qui sont à l'entour de lui, ainsi comme choses lavant et torchant. Et adonc quand se veut jeter dehors, elle démontre sa superfluité par éjection et écorce noire, ainsi comme s'appartient avec la partie de laquelle écorce l'aquosité simple de l'argent vif s'en va. Et devez savoir que la devant-dite écorce est la superfluité de notre vinaigre coagulé et exterminé ainsi comme en fuliginosité de corps onctueux. Et ainsi par telle manière se sépare le véhicule de l'autre nourrissement dedans la matière en laquelle se fait la digestion de l'humide radical.

^ Comment se doivent observer les deux termes pour acquérir mesure en l’œuvre de Nature

Nous avons dessus-dit que trop grande imbibition ou trop grande dessiccation peut bien l'ouvrage corrompre. Mais petite imbibition ne peut faire mal. Mais qu'il lui soit administré de son contraire, c'est à savoir de dessiccation tant que ce requiert à la petitesse de ladite imbibition. Ni petite dessiccation ne peut faire mal. Mais que semblablement lui soit administrée eau par imbibition tant qu'en requiert à la petitesse ou por­tion de son assation. Et est ci dessus-dit que desséchiez tant votre matière en cuisant que votre dissolution requiert. Et après sa sécheur la dissolvez tant en abreuvant quand elle aura défailli en son assation. Trop et peu sont termes fort contraires de multitude et de paucité.

Mais le trop est en tout temps hors de la latitude de mesure. Mais petit qui est contre le terme de trop est en tout temps dedans les fron­tières de la mesure de Nature. Et pour ce est-il terme fort à louer. Soit en abreuvant ou en desséchant par quoi petite imbibition requiert tout temps petite dessiccation. Et petite dessiccation requiert en tout temps petite et étroite dissolution, mais petite dessiccation. Et trop grande imbi­bition ou petite imbibition et trop grande dessiccation comme ils soient termes remots extraines et contraires du moyen vertueux, jamais en iceux mesure ne se peut trouver. Pour ce que le trop est en tout temps la confusion du peu. Ainsi comme le peu ne peut trouver mesure en la­quelle se puisse reposer par la forte aigre pointure que son contraire lui donne en tant quand il peut, semblablement. Et si les deux dispositions se font toutes ensemble tant seulement par le terme du trop, c'est à savoir que l'imbibition soit trop forte, et sa dessiccation semblablement trop forte. Il appert que comme tels termes transgressent les termes de Na­ture, en icelui ne devez quérir mesure ni proportion. Et pour ce disent les Philosophes, souef et petit à petit la terre abreuverez, cuirez et calci­nerez. Toutefois quand je dis peu je le dis au regard de la vertu de la terre. La proportion duquel peu a assez grande latitude dedans les termes de la mesure de Nature. C'est que moins peut-on errer par peu que par trop.

Et plus tôt se corrige l'erreur du peu que du trop. Car l'extrémité de la petite imbibition rien ne peut faire au regard de la vertu forte de la terre convertissant à l'attrempement sa sécheur. Mais par successive imposition et suave dessiccation tôt se rectifie. Et pour ce comme entre ces deux termes soit à observer forme et manière par lesquelles puis­sions venir à icelui vertueux moyen dedans lequel l'espèce de nature métalline se doit sauver. Et par ainsi nous devons recourir aux deux effets contraires qui procèdent de la vertu opposite des deux termes des­sus-dits par opération lunatique ou éclipsatique par différence proportion-native ainsi comme effet de cause. Et comme effet de cause ne peut être bien connu sans cause. Premier devons énarrer les causes dont je vous dis qu'en tout temps effets contraires procèdent de causes contraires, et la contrariété de l'un fait tout temps connaître la diversité et contrariété de son autre contraire, étant sous contrariété pure ou sous différence de contrariété. Et de cette dernière naît différence de concordance par la­quelle nous venons à l'amour de nature substantielle en tous ses acci­dents, car différence substantielle tout temps est cause de l'effet de nature et de tous les accidents qui sont en elle. En retournant donc à la déclaration des causes afin que mieux puissiez connaître ses effets en toutes leurs œuvres qui dépendent d'icelle, savoir vous fais que les dits termes sont pris en cet ouvrage selon que diversement sont contractés, ou bien, ou mal, ou moyennement. Par quoi appert en savoir les con­tracter est toute la manière d’œuvrer et tout le secret de cet art. Disons donc premier que le terme de calcination est cause de dessiccation et de corporalité et de mortalité et de fixion et de difformité et de disconti­nuité. Et de ceci entendez avec la latitude de son moins ou de son plus selon qu'il est contracté par mesure ou sans mesure. Car selon ce qui est contracté selon se montre propre effet par quoi il appert que propre ou­vrage tout temps démontre œuvre propre. Et toutefois ouvrage propre on ne peut savoir ni connaître sans entendement, dont disent les Philo­sophes que tant plus l'homme œuvre proprement d'autant doit-il avoir entendement, par quoi si nous voulons avoir ouvrage propre il nous con­vient avoir propre entendement pour régler l'ouvrage selon les différences contrariantes ou concordantes à l'intention de Nature qui est cause de perfection. Car propre et dû entendement fait faire propre et dû ouvrage. Et propre et dû ouvrage fait obtenir propre et due vertu de laquelle vient perfection en toutes choses morales et naturelles. Notez ceci car c'est doctrine universelle et pour sauver vous-mêmes des peines d'enfer. L'au­tre terme contraire à calcination est inhumation faite par imbibition. Et cette est cause de ramoitir la chose sèche, d'épaissir la chose corporelle, de revivifier la chose mortelle, de faire mouvoir et voler la chose fixe. De faire légère la chose pesante, de faire uniforme et une, la chose dif­forme et divise, et de continuer leur espèce métalline en vertu de la nature du moyen métallin. Ces choses-ci sont qui mettent et fixent au corps mort caléfaction et animation qui sont cause de vie corporelle. Mais qu'ils soient faits en manière due propinque à la mesure de l'actif principe de nature en forme de moyen. Et que les inhumations soient faites avec cha­leurs mesurées et proportionnées aux effets de nature, et avec froideur complexionnées. C'est à savoir que les chaleurs soient dérompues par les froideurs, et les froideurs semblablement soient dérompues par les cha­leurs. Itel acte mixtié qui est entre froid et chaud met les âmes dedans les corps pour attremper iceux afin que plus grande vertu puisse recevoir de plus grande arme et de plus grande puissance pour venir à plus grand attrempement. Car comme l'âme soit attrempée de sa nature, métier est qu'elle attrempe les corps non attrempés, et qu'elle se mette avec œuvres de mesure ainsi que dit est. Car mais que les ouvrages dédits termes c'est à savoir de assessation et imbibition après la décoction hebdomadale soient faites par manière de mesure et de proportion, esquelles sont les vertus qui après œuvrent les choses de nature. Car tout le fruit de cet art au regard de Nature tant seulement se ventile en proportion et com­position. Comme donc notre compost ait métier qu'il soit proportionné, métier est que tel moyen vous obteniez par vertu des œuvres mesurées au regard de sa nature. Et quand plus ses œuvres par manière de mesure sont faites regardant toujours à la raison de la forme de la nature du moyen que vous voulez composer, d'autant nécessairement ladite nature représentera forme de moyen compost par noble proportion en longitude, latitude. Et profondité participant avec nature d'argent vif de l'un côté, et de l'autre avec élixir parfait. Comme donc itel moyen soit par vertu de ses œuvres mesurées il se démontrera formellement entre sec et hu­mide, et entre chaud et froid, et entre dur et mol, et entre fixe et volant. Et ceci vient d'imbibition mesurée et d'assation proportionnée. En telle manière attrempons-nous le sec avec l'humide, et l'humide avec le sec, et le chaud avec le froid, et le froid avec le chaud, et le dur avec le mol, et le mol avec le dur, et le volant avec le fixe, et le fixe avec le volant. Car métier est que chacun souffre longuement en propre mouvement, et prenne altération et change l'un de l'autre, jusqu’à tant qu'ils soient venus à la nature dudit moyen par les œuvres proportionnées au regard de sa nature. Et au regard desdites choses pouvez comprendre le con­traire, c'est à savoir que si de tout en tout l'esprit humide s'est dessé­paré du corps par trop forte assation et proportionnation, jà le compost ne tournera entre mol et dur, ni le sec ne demeurera attrempe par l'hu­mide. Comme jà il se soit desséparé d'icelui, mais sera du tout désat-trempé quand le terme de l'assation aura été ineptement élevé sur le terme de la droite tolération de l'humidité qui conserver et coaguler se doit avec le sec pour retenir la chaleur de nature. Comme elle soit cause de vie et de mouvement d'ingression, et de pénétration, et de teinture. Ni l'humide ne pourra avoir persévération ni fixion permanente s'il n'était coagulé et lié avec la nature du sec. Car la chose sèche comme elle soit esprit fixe, retient le volatil qui ne s'en peut fuir par feu qui soit. Et en nulle chose de nature ne se peuvent trouver tels esprits fixes radicaux sinon dans le soleil et en la lune. Et pour ce en dissolvant les esprits fixes, nous coagulons et fixons nos esprits volatils. Et ainsi de tels esprits fixes faisons médecine pour convertir les métaux. Et sur ceci fort et collaudablement Geber dit aux enfants de vérité par doctrine réelle. Et est chose fort à noter que si par aucune médecine voulez con­vertir les corps, il est métier qu'il se fasse par le bénéfice des esprits fixes permanents avec bonne ignition dissous, car en telle dissolution ils gagnent impression et ingrès dedans les corps par raison des esprits volatils avec lesquels ils se lient. Et les esprits volatils gagnent fixion et permanence avec les corps teignants et persévérants. Et en autre manière ils n'y demeureraient point, ni dedans d'autres ils n'auraient d'ingrès. Et l'esprit volant est de telle nature que d'autant comme l'esprit fixe est de sa propre nature de fixion permanente encontre le feu, d'autant le volatil se fixe avec lui. Pour ce prenons-nous les esprits fixes du soleil et de la lune comme nous voulons fixion d'autres corps avec droite fusion. En­tendez donc la dissolution desdits esprits fixes et radicaux non pas en extrémité que de tout soient à retourner en eau, mais en médiocrité qui est faite avec la rétention et coagulation, et mutation des esprits volatils avec les fixes en gardant la mesure quand vous œuvrerez qui est entre trop et trop peu d'assation et d'imbibition.

^ Pourquoi est faite assation.

Mous faisons l’assation moyenne pour deux causes. L'une est afin que les parties convenables et inflammables des soufres onctueux corrom­pants et corruptibles se délient et se desséparent des esprits fixes calcinés, lesquelles parties convenables par la continuité d'icelles avec l'argent vif se défendent au feu devant leur calcination. L'autre cause si est afin que l'humide volatil coagulé et lié avec le fixe radical se dessèche de toute-humidité flegmatique, et en forme de chaux de nature de métal se retour­ne. Et non pas en forme de métal ni en pièces grandes, mais en menue chaux. La cause pourquoi il se congèle en menue chaux est par raison. de la grande terréité sèche des esprits fixes entremêlés avec la substance dudit humide volatil en parties très menues. Et par raison de telle incor­poration et entremêlement se trouble la continuation dudit humide, et par conséquent se cause porosité en sa chaux par où entre le nourrisse-ment multiplicatif. Et par ceci pouvez entendre que l'imbibition doit être sèche en tant comme le sec doit surmonter sur l'humide. Et la qualité de l'eau souffrir de la qualité de la terre comme la sienne substance soit à transmuer en terre. Toutefois la terre telle sera que sera la nature de l'eau terminée afin que la porosité de la terre fixe ne se perde par trop grande continuité d'imbibition. Car si les parties calcinées de la terre fixe se continuaient en l'argent vif, jamais l'argent vif ne se pourrait terminer, car la qualité sèche de la terre qui doit chevaucher sur l'humide serait morte. Et ainsi l'humidité ne se pourrait convertir en chaux de nature, mais se coagulerait en corps imparfait. Item la sulfuréité étrange ne s'en pourrait jà voler mais se continuerait dedans le ventre de l'argent vif et se défendrait encontre le feu. Ni le feu ne pourrait jà passer en argent vif en telle manière qu'icelui ne pût ni ardoir ni élever. Gardez donc que porosité ne se perde en la matière, afin que ladite sul­furéité corrompante s'en puisse fuir et voler, et le feu qui passe par icelle du tout ardoir et élever. Ainsi ferez les parties rares du fixe et du volage amasser tout ensemble en telle manière qu'en cendre par discon­tinuation de rarité se convertiront. Et en telle rarité se fait la chaux de nature de l'humide nutrimental. Mais notez bien assation et imbibition. Encore y a autre cause pourquoi assation doit être mesurée avec restau­ration de l'humidité. Et c'est pour garder la nature pure d'ardoir, et icelle multiplier. Itelle mesure est cause de perfection pour faire les chaux de nature avec pourrimens des essences de nature, après lesquels pourrimens verrez aussitôt les scintilles blanches. Itelle enseigne montre la terre quand elle commence à blanchir et est vivification des corps et mortification des esprits. Entendez voir faits par mesure, car d'autant que l'esprit se mortifie d'autant le corps se vivifie. Pour ce que la mortification de l'esprit est cause de la vivification du corps. Qui donc par mesure ne sait mortifier nul temps il ne saura les corps vivifier. Et qui les corps par mesure ne sait revivifier, jà nul esprit il ne saura mortifier. Si donc tu veux savoir où tu trouveras mesure, va-t-en à l’œuvre de Nature. Et si tu veux faire ainsi comme fait Nature tout temps prendra l'ouvrage de mesure. Sachez que l'effet est le fruit de tout le cours de Philosophie, qui seulement dépend du terme de mesure au regard de Nature, laquelle mesure est difficile à trouver en toutes choses, et plus en l'unes qu'en l’autres. Ainsi n'est-il mie à chacun à trouver en cercle, mais tant seule­ment au sage géométrien et réel en nature.

^ Pourquoi est faite imbibition.

Nous semblablement faisons l'imbibition par mesure pour deux causes principales. L'une si est que comme les esprits fixes soient cause de la perfection des corps imparfaits et rétinacles des volatils et iceux soient mêlés avec les sulfuréités comburantes et combustibles en la racine de nature. Pour ce les convient-il attremper après leur calcination par imbibitions d'eau afin qu'elle les garde d'ardoir en la racine de leur nature. Et non mie tant seulement les fixer mais les coaguler et amasser avec iceux. Comme ils soient par petites parties mêlées avec les combu­rants en telle manière que l'une partie ne peut défendre l'autre par la cause de la discontinuation. L'autre cause est pour séparer et dissoudre la substance terrestre fixe et unie en la racine de nature pure, laquelle en autre manière, ni par calcination ni par engin de feu (ne) se peut séparer ni mondifier de la substance terrestre féculente et impure, la­quelle soit fixée par extermination de calcinations et d'assations. Et pour ce elle demeure fixée en manière d'écorce noire vitrificatoire. Et l'autre qui est de séparation nous séparons par sublimation et élévation de sa volatilité qu'elle a prise de l'argent vit volatil avec lequel s'est amassée et unie par raison de convenance naturelle qu'il a avec elle. En autre manière nous ne la pourrions bien monder ni séparer d'icelle sinon avec telle résolution, élévation et ablution des parties fixes et volatiles avec telle mixtion comme nous avons dit. Car l'argent vif retient toujours tout ce qui est de sa nature et l'étrange refuse. Et pour ce quand aucun vous dira que vous nettoyez les corps par calcination, entendez de la substance terrestre combustible qui n'est mie unie en la racine de sa nature. Car la substance de la terre unie ne se peut nettoyer par calcination si ce n'est par la manière que j'ai dite, c'est à savoir ou avec la substance volatile de son argent vif élevant icelle par sublimation et laissant la substance terrestre qui est contre sa nature, ou avec la médecine faite après de tel argent vif sublimé et dissous avec forte et bonne ignition qui puisse icelle musser. Et attremper, sceller et convertir par le bénéfice de sa grande lucidité et resplendeur, et convertir en or et en argent par sa fixation. Ou icelle du tout en tout se sépare du mêlé par sa perfec­tion. Notez bien donc mesure en l'ouvrage de nature, car avec elle obtien­drez tout ce que vous voudrez. Encore plus devez noter que ainsi que nous avons deux termes par extrémité contraire hors de la latitude de la mesure de l’œuvre de Nature, ainsi avons-nous par iceux deux morts qui sont deux destructions en la matière de Nature. Et pour ce itelles morts qui viennent de la qualité de tels extrêmes contraires ne sont point de l'intention de Nature, mais sont hors de la raison de son entende­ment. Car jaçoit ce que comme sécheur et froideur sont qualités mortificatives non ne veut prendre d'iceux sinon autant que touche la mesure de sa perfection par manière de retenir par mortification, et avec manière de faire mouvoir et aller par vivification dont je vous dis que vivification se fait par humidité et chaleur car c'est chose de vie et de mouvement. Mais mortification se fait par sécheur et froidure, car c'est chose de toute débilitation pour mieux savoir connaître et élire iceux qui œuvrent à la proportion et à la mesure de Nature, et laisser échouer iceux qui œuvrent hors de proportion et contre mesure de Nature. Disons donc en réduisant lesdits termes en confrontation et débilitation que toute débi­litation vient de trop ou de peu. C'est à savoir de trop grande et de trop petite imbibition et de trop grande et de trop petite calcination. Car en ces deux termes sont les extrêmes qualités mortelles. Par trop grande imbibition et inondation d'eau la chaleur naturelle s'éteint par ingrossation et le corps se roidit et s'endurcit par trop grande froidure outre proportion. Et par trop grande calcination la chaleur se perd et la teinture s'arde par raréfaction ou subtiliation de l'humide radical qui du corps se dissout par trop grande chaleur outre proportion, lequel humide est sujet et propre rétinacle de la chaleur naturelle. Et pour ce si ledit humide auquel la chaleur naturelle s'est alentie devant que d'être coa­gulé ou se tienne par naturelle inspissation, jà n'aurez corps en vie la­quelle vie est la noble complexion que le corps prend dudit humide coagulé et de ladite chaleur retenue en lui. Et en ces deux ensemble conjoints sont retenus les vertus des étoiles qui font œuvrer ladite matière coagulée portant enseigne d'espèce de métal. Appert donc que si tel humide vivificatif nous voulons coaguler avec toute sa chaleur complexionale, comme elle soit fugitive et spirituelle, métier est qu'en cha­leur mesurée soit à conserver à l'exigence de la tolérance de son essence jusqu’à tant qu'il s'épaississe. Et par raison de son inspiration acquiert aucun terme par approximation à fixation par lequel puisse petit à petit souffrir élévation de plus grand feu. Comme donc débilitation vienne de trop et de peu tant en l'imbibition qu'en la calcination jà est démontré de par ses contraires que tout temps la mesure d'iceux sera cause de confortation. Pour laquelle chose vous devez savoir qu'en tant de ma­nières vous pourrez la vertu factive de la pierre conforter, et quand icelle vous pouvez débiliter, car autant quand un des deux contraires est dit et connu d'autant est son contraire fermement retenu et su ainsi comme nous dirons en général au chapitre de confortation. Parlant donc de mesure qui fait à confortation je dis que comme siccité grande et humidité trop grande soient cause de débilitation, mesure de sécheur et mesure d'humidité sera cause de confortation. Or prenez les termes qui sont en latitude de mesure. C'est à savoir calcination et imbibition en laissant tous ceux d'extrémité sachez que le terme de calcination qui est en latitude de mesure selon le plus et le moins ouvre tout temps eh débilitation par lui, et en confortation par accident. En débilitation par lui en tant que purge la chose qui naturellement se termine, comme nulle purgation se puisse faire en radicalité sans aucune débilitation ni perdi­tion d'humide radical. Mais en confortation il œuvre par accident, comme il soit dedans les termes de la mesure de nature jà dite, en tant quand il fait à la conservation de son humidité. Et à sa coagulation et termination sans la plus grande perdition de radicalité. Semblablement tout au con­traire comesuratif de nature qui participe en différence de concordance et non pas de contrariété ainsi comme font les extrêmes remots qui sont hors de mesure vitale. Le terme d'imbibition qui est en latitude de mesure selon le plus ou le moins œuvre en tout temps en confortation par lui en tant quant il restaure la chose perdue. Et ramoitit la chose sèche, et vivifie la chose morte, et enforcit la chose faible, et accroît la chose diminuée, et attrempe la chose désattrempée et l'apporte à plus grand attrempement. Et en feu garde icelle d'ardoir, et maintes autres choses fait. Itelle confortation qui est faite par lui avec imbibition me­surée œuvre à Rencontre de la débilitation dessus-dite faite par lui par calcination proportionnée. Mais en débilitation elle œuvre par accident, c'est à savoir en tant qu'elle œuvre à la construction de l'humide radi­cal lequel se réduit en confortation par raison de la mesure de son imbi­bition. Et ainsi vous avez que en quantes manières pouvez la vertu de votre propre débilité en tantes manières conforter. En calcinant tant votre matière que votre imbibition requerra, et après en abreuvant tant icelle que la calcination pourra avoir desséché.

Toutefois gardez-vous et de trop grande calcination et de trop grande imbibition. Œuvrez donc tant seulement par les termes que vous trouverez en la latitude de mesure. Car chacun d'iceux correspond à son pair avec différence de concordance, de laquelle vient l'amour de colligence et de toute attrempance. Cette différence de concordance si est que comme par raison de calcination mesurée soit métier que sécheresse en la matière tout temps ait seigneurie à la réduction de l'humide. C'est ce que tout temps en l'ouvrage induit débilitation. Et approximation de l'humide au terme d'aucun signe de mort, pour ce que telle siccité est qualité mortificative. Mais toutefois jà par calcination mesurée ne pourra tant avoir desséché ni mortifié que par imbibition proportionnée encore plus sur la débilitation et mortification soit confortée et vivifiée en plus grande vie et en plus grande vertu. Ainsi par telles qualités mesurées mortifions-nous les esprits. Et vivifions les corps par éjections et appo­sitions. Car assation mesurée œuvre par éjection et rétention. Et par éjection et rétention mortifions iceux. Et imbibition est faite par appo­sition mesurée. Et itelle apposition œuvre à la revivification et rescussitation de la chose morte. Et ainsi avec les esprits morts les corps se rescussitent en mortifiant les esprits par assation. Et en rescussitant les , corps par imbibition et inhumation de la chose sèche et morte avec la. chose humide et vive et animée. Comme donc soit ainsi qu'il convienne tout temps à conforter les esprits mortifiés pour revivifier les corps. Et iceux retourner en nature de ferments attrempés et animés, et ledit con-fortement et revivifiement se fasse par nature vive des esprits humides vivificatifs. Nécessaire chose est qu'ils soient fort exhubérés et bien ani­més par chaleur de graisse naturelle. Et en la manière de faire cette exhubération se fait multiplication de teinture, car quand tel esprit par le corps se transmue, adonc il commence de l'accroître en quantité, et de le nourrir tant matériellement que formellement. Et quand il appert en ceci, il s'infuse dans le corps par successive imbibition en manière de rosée. Adonc attrempez la chaleur consomptive des esprits mortifiés en revivifiant iceux. Et par conséquent leur restaure leur perdition en répa­rant et accroît et multiplie toute leur substance, car matériellement et formellement est de leur propre nature. Et pour ce il se transmue en la propre substance d'iceux. Si donc dédits esprits vous n'abreuvez votre terre par apposition en manière de rosée tantôt par la chaleur du feu qui est dedans le corps sec tous les esprits morts se confondront, et les tein­tures s'ardront en combustion hâtive. Pensez donc d'abreuver iceux avec la rosée de pluie d'été pour attremper iceux de chaleur. Et soit fait après leurs dessiccations, en mêlant et incorporant par contrition l'humide avec le sec, le vif avec le mort, l'esprit avec le corps jusques à tant qu'ils soient faits tout un en forme de terre sèche. Et mettez cuire. Ainsi les corps se garderont de combustion. Et par ceci devez connaître par enten­dement réel propinque à la réalité de Nature la sage. Que comme itelle eau spirituelle jà dite soit matière de la nôtre pierre ou du compost mêlé : vous pouvez affirmer qu'elle nourrit et accroît les esprits devant-dits selon la manière jà dite. Car la chaleur naturelle des esprits jaçoit que ainsi comme chaleur naturelle soit tout temps attrempée, n'a métier de se refroidir. Toutefois comme elle soit intense et fort excitative de par les fumosités concluses du compost a métier du bénéfice de l'imbibi-tion de la première eau attrempant icelle à la réparation des esprits. Car la chaleur est tout temps consomptive des fumosités d'iceux en résol­vant. Et pour ce si en leur propre eau n'étaient abreuvés à restaurer leur chose perdue tantôt s'ardrait leur humidité radicale avec laquelle s'échauffe et multiplie la chaleur naturelle qui est la teinture substancielle avec tous ses accidents. Par laquelle chose si l'humide radical s'arde, tantôt se suffoquera la chaleur naturelle qui est en lui et périra et ardra sa substance du tout comme il n'y ait point de l'humidité aéreuse substantielle en laquelle et de laquelle il se puisse substanter ni par elle multi­plier. Et ainsi se perd toute la teinture. Pour ce sachez que toute l'étude des Philosophes a été aux imbibitions. Car depuis que la matière du soufre et de l'argent vif a été mise en amour avec large et due dissolu­tion binale. C'est à savoir premièrement de l'humide cibal exhubéré, et puis du radical résout liquéfié et pourri en quantité d'humide exhubéré amassé et sublimé avec l'eau résoute premièrement de sa propre nature, et après dépurée par séparation et rectification de ses parties élémentales selon la manière de leurs propres différences. Tantôt au regard de Nature entendirent les autres dits Philosophes que pour avoir chose de perfec­tion en nature convienne icelle obtenir par voie de nourrissement par mixtion faite de petites et diverses parties de l'humide et du sec tout ensemble mêlés par étroite proportion. Et de conforter la vertu de sa terre et du feu par vertu de leurs eaux par imbibition au regard de la succession de lignage, lesquelles vertus immenses sont en toute la matière universellement, tant es élémentales qu'es célestes. Et pour ce à icelle proportion de forme ou de mixtion de la chose que nous entendons aduire par sublimation en forme de pur soufre sec, nous faisons les imbibitions par portion étroite, afin que forte digestion se célèbre dedans l'humide et forte conversion d'icelui en sec se fasse. Car jà savons que toute vertu qui a à convertir plutôt et mieux et plus fermement convertit le petit divisé que ne fait grande quantité et non divisée. Car le nôtre soufre a métier qu'il soit plus fort digéré que n'est le métal. Pour ce est-il besoin que la confortation de la vertu convenante jà se fasse par étroite imbi­bition en manière de rosée. Et ainsi par les choses qui confortent la nature dudit soufre, est aidée la vertu naturelle d'icelui afin que par forte digestion induisent pureté et luminosité en la manière de nature, en telle manière se fera cette nôtre préparation et purgation, effet et œuvre de nature optative et effective. Et ainsi comme propre instrument sera orga-nicalement effet de l'art. Car l'art n'œuvre point quant à l'effet de la préparation naturelle. Comme ladite préparation ne soit sinon œuvre de nature. Et pour ce l'art ne la peut faire sinon tant seulement organicalement disposant et administrant, aidant et desséchant à la matière de nature. Et adonc ladite nature ainsi comme sage et discrète par entendible cure, œuvre à la purgation et préparation de sa perfection. Or afin que vous n'ignoriez la vertu et pouvoir de cette honorable nature, vous devez savoir que nulle forme spirituale excepté l'âme qui est dissoute des corps qui peut mouvoir sa matière de laquelle est effet et perfection par mouvement de génération. Et pour ce premier nous dissolvons les corps afin qu'après dissous résolvent la matière de leur nature par mouvement de génération. Et quand ils sont dissous nous les appelons âmes et vertus et pourvois par raison des œuvres qu'elles démontrent selon le plus et le moins au regard des natures auxquelles sont converties et transmuées. Car les vertus desdites âmes sont tant de grands pouvoirs qu'elles de tout en tout par raison de leur substance muable subtile et spirituelle participent en fixion selon le plus et le moins mouvant le plus profond de la matière de nature. Et icelle fort assubtilient en dépurant. Et après la transmuent partout en pures et vraies formes ressemblant aux-dites âmes, laquelle chose jamais ne pourraient faire si premier par mixtion naturelle ne se mêlaient avec les matières de nature jusqu’au plus pro­fond d'icelles. Et pour ce illec font leur mouvement et transmutation. Et ainsi font-elles des naturels corps esprits, et des matières terrestres formes de nature céleste. Ces âmes nous appelons esprits et formes et vertus et natures célestes. Et pour ce dit Fledus au livre de la secrète compagnie :

0 nature céleste qui ainsi convertissez tous les corps en esprits. Pour ce je vous dis que sans elle ne se peut faire noirceur. Ni blancheur ni rou­geur. Mais par icelle se fait toute perfection avec l'avantage que Dieu lui a donné de la haute vertu muable liée avec la basse vertu fixe. Itelle vertu haute nonobstant qu'elle soit matérielle en son altitude, vainc et déconfit toutes choses basses par la cause de sa similitude, rareté et subti­lité, et acuité, et toute chose rare œuvre en toute chose épaisse. Et ceci est la nature honorable qui transmue les choses corporelles en formes précieuses. Benoît soit Dieu maître et créateur de toutes natures qui de telle vile matière, comme elle soit corporelle et corruptible, a créé tant de précieuses choses sans aucune mortalité ou corruptibilité, laquelle est appelée ciel environnant, et contenant la terre, et tout ce qui a métier en forme sphérique et ronde. Et petit monde au regard du grand par raison de son intégrité, et esprit et âme par raison de sa perfection incor­ruptible, et première nature des lignages homogénéens, et forme des formes. Car la terre et la chair se prennent en ciel et esprit. Si donc l'esprit vainc la chair, la terre montera au ciel tout sublimée honorée, et exaucée. Car comme ladite vertu active de ladite âme ou dudit esprit se transmue par toute sa matière naturelle, icelle fait ressembler à elle. En faisant d'icelle matière corruptible forme incorruptible. Afin que par la vertu de telle assimilation fasse effets univoques ou équivoques. Et ceci est propriété de formes. C'est à savoir tout temps faire et œuvrer en la matière de nature par mouvement jusqu’à tant qu'icelle transmue en forme semblant à elle par la vertu incorruptible de sa perfection. Et de corruptibilité l'ait porté à incorruptibilité. Item la nature simple essen­tielle est le premier mouvement de la souveraine nature muable, et du repos après sa perfection. Car adonc le mouvement de la souveraine nature muable se repose en lui-même sans corruption aucune. Si en telle simple et essentielle nature première les corps sont premièrement conver­tis et retournés par le pouvoir de leurs formes, jà en nul temps leurs. espèces nous ne pourrions transmuer. Si vous voulez plus grande con­naissance avoir de la propriété des vertus transmuantes, regardez la vertu. animative que Dieu a mise tant aux plantes qu'aux pierres. Toutefois comme ladite vertu était occulte à humain lignage pour ce les trouverez exposées plus à plein les propriétés et les vertus d'icelle es livres des bêtes et des pierres et des plantes par vertu de Philosophie. Toutefois en ce livre vous les exposerai avec toutes ses propriétés en ensuivant la
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