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DE LA SIXIEME LAVEURE


Or s'ensuit la sixième laveure en différence. Et premièrement de la première disposition. Vous prendrez votre poudre. Et cueillerez tout ce qui sera sublimé d'icelle et mettrez à part avec ses autres sublimations semblables. Puis après abreuverez votre poudre par imbibition en ma­nière de rosée faite par le délié feutre de la première eau une fois sublimée par soi. Et broyez tant et jusqu’à ce que l'eau soit bien incorporée avec lesdites poudres. Et que rien n'appère de ladite eau et soit faite imbibi­tion fort étroitement, car il n'est pas besoin que la terre se revivifie par trop grande imbibition et inhumation. Mais tant seulement se fait ladite imbibition afin que la terre mieux se vide et se décharge de toute humi­dité sans adustion. Puis après mettez votre matière au bain et lui donnez feu non pas de parfait degré pour cette fois. Et lui continuez par un jour naturel, et telle est cette disposition première de cette sixième laveure.

La seconde disposition est ni plus ni moins ainsi comme est la pre­mière jà dite de la sixième laveure, sinon que le feu est fortifié jusqu’au degré parfait absultement et un peu plus. Continuez-lui par un jour naturel. Cette disposition recommencez en broyant et en abreuvant et en calcinant, et toujours en enforçant le feu chacune fois et jusqu’à tant que au dernier rien d'icelle ne puisse sublimer, mais demeure toute sèche, vide de toute humidité. Et quand la terre sera fixe sous couleur pâle privée de sa parfaite noirceur, recommencez ladite manière jusqu’à tant que vous voyiez que rien de ladite poudre ne pourra évaporer en fumée sur une lame de fer, de cuivre ou d'argent ignifiée. Itel est le terme de cette lavation et en telle manière séparons-nous les huiles par lavations d'eau et dessications de feu, par laquelle chose il appert que l'eau ainsi comme esprit tire l'âme des corps. Et quand elle se tire hors des corps, elle demeure toute conjointe en l'esprit pour ce car il est son propre lieu et son propre rétinacle. Entendez sainement, car l'âme n'est autre chose sinon teinture dissoute en l'esprit, et ainsi comme la teinture des teinturiers qui se déporte en l'eau par dissolution et après dedans toute l'eau ils mettent leurs draps dedans qu'ils veulent teindre. Et puis. s'en va l'eau par dessication et demeure la teinture fixe avec leurs draps. par raison de son oleigénité. Tout ainsi est-il de l'eau de l'esprit en laquelle se porte la teinture de l'air, car quand icelle nous faisons retour­ner dedans le corps, premièrement (je) la vois en terre blanche en feuil­les, et tantôt par action de chaleur se dessèche l'eau spirituelle et de­meure l'âme fixe au corps qui est la teinture de l'eau. Ainsi par l'eau se tire l'âme des corps et en iceux. Toutefois jamais ne s'y retourne jusqu’à tant que le corps premièrement soit glorifié et bien lavé en sa première eau simple, et retourne en terre blanche enfeuillée. Adonc commande Hermès qu'en telle terre préparée et enfeuillée vous semiez l'eau que dessus avez tirée. Car c'est ce qui la retiendra et la congèlera, et épaissira en élixir parfait.

Ici commence le tiers régime de la pierre qui est nommé réduction

Le tiers régime de la pierre est réduire l'eau moite sur la terre sèche. Afin qu'elle récupère l'humidité perdue. Et pour ce que je vous ai noté ci-dessus, que la pierre parfaite est faite des deux corps parfaits et deux éléments qui sont secs, durs et pierreux. C'est à savoir le feu et la terre lesquels se concordent en sécheresse. Et pour ce ensemble se doivent préparer, car ils ont une même préparation. Conjoignez donc la grossesse de feu avec la terre après l'extraction de l'air. Et les préparez ensemble pour le temps abréger. Et afin que la mixtion d'iceux soit bonne et que la préparation ne soit confondue, et que l'un puisse bien teindre l'autre, et qu'ils ne puissent ardoir sur la bataille du feu. Et pour ce, c'est le plus sûr de les préparer ensemble et le plus prochain. Et leur préparation est afin qu'ils rencontrent plus grande humidité qu'ils n'ont perdue en leur calcination. C'est à savoir ce qu'ils avaient perdu, et outre la cin­quantième partie d'eux. Car le corps calciné est discontinué pour ce que de tout point il est de son eau privée. Et pour ce qu'il est sec et vide et a très grande soif, il boit volontiers son eau moite et pour ce que ci après s'ensuit la conjonction des deux terres avec la septième laveure qui est universelle réduction sur le nourrissement de la terre. Cher ami vous devez savoir avant que vous encommenciez ladite septième laveure ensuivante qui est universelle sur le nourrissement de la terre et réduc­tion de son eau universelle, vous devez faire un grand secret en nature lequel je vous dirai. C'est à savoir qu'avant que vous sépariez vos élé­ments vous devez savoir que tout pèse. Or prenons ainsi que l'eau et la terre pèsent ensemble douze onces, et qu'après la séparation et calcination que vous ayez de la terre blanche une once. Ce sont onze onces qu'elle a perdues en sa calcination et est vidée de toute son humidité. Et aussi vous devez faire semblablement au rouge et mettre chacun à part. Et puis ainsi comme je vous ai dit avant que vous encommenciez ladite septième laveure vous joindrez vos deux terres. C'est à savoir la grossesse du feu avec la terre de la lune. Et les abreuverez de l'eau blanche petit à petit, ainsi comme je vous dirai en ladite septième laveure jusqu’à tant qu'ils aient bu ce qu'ils avaient perdu en la calcination, et outre la cinquan­tième partie d'icelle. Or ici devez noter un grand secret sur l'exubération et accroissement de la vertu de l'eau. Car après votre conjonction des terres et que vous aurez encommencé à faire votre réduction, c'est à savoir après l'espace de six semaines ou de deux mois, vous devez prendre un peu de votre matière environ le gros d'un poids ou moins, et le mettre sur le porphyre et abreuver de votre eau blanche. Et sachez que merveilleusement votre eau s'épaissira et s'engrossira en telle manière que la couperiez au couteau par pièces tant sera visqueuse. Et puis lui donnez toujours de votre eau, et toujours elle s'épaissira. Et sachez que ledit petit de votre matière accroîtra en vertu nutritive, deux livres d'eau, si les avez, en abreuvant et en broyant. Et a cette eau moult plus de vertu pour nourrir votre terre qu'elle n'avait devant. Et de cette eau ainsi multipliée en vertu vous nourrirez votre terre ainsi comme je vous donnerai par pratique tout au long des dispositions de la septième laveure en gardant mesure selon l'ordre de Nature.

^ LA SEPTIEME LAVEURE

Et est universelle sur le nourrissement de la terre.

Or s'ensuit la septième laveure qui est faite par réduction en réver­sion de différence universelle. La forme de laquelle est métier que vous entendiez par différences séparées au regard de la nature de chacune substance. C'est à savoir de la terre, de l'eau et de l'air chacun par elle séparément. En recourant aux actions et passions et que chacune desdites substances peut souffrir es œuvres selon sa nature. Et par différence universelle ayant regard à toute la substance universelle qui est des trois natures dessus-dites. Et à son œuvre que vous lui devez donner par droite information, faite par trois diverses mesures de chaleur selon la propriété de la nature de chacune desdites substances. Ainsi, cher ami, convient entendre Nature par entendement élevé. Et aussi tant généralement que particulièrement par la connaissance de ses différences substantielles. Car différence substantielle est cause de son effet et des accidents qui sont en elle. Pour ce veuillez savoir qu'en toute charge doit avoir certain poids, et en toute mesure manière, et en chacun ouvrage, besogne. Il appert donc s'il est métier qu'es œuvres de nature vous ayez entendement pour connaître les causes si vous voulez droit œuvrer, en disposant la matière et prêtant information à l'intention de Nature. Là où mieux vous entendrez Nature, mieux saurez la forme de ses œuvres. Et tant plus proprement entendrez les formes de ses œuvres, tant mieux les œuvrerez par manière de mesure. Entendez donc l'ouvrage de la présente laveure en la matière de nature de différence à différence, et en quelle manière se fait, car il est métier qu'à la terre vous lui ôtiez sa mort et la retourniez en vie. Sa mort n'est autre chose sinon sa grossesse. Cette grossesse vous lui ôterez par dissolution d'une différence. Et encore il est métier que de l'eau vous ôtiez la fumée par dissolution d'autre différence, et de l'air sa noirceur par fréquente dissolution. Maintenant je vous montrerai par chapitres comme vous les ferez en pratique. Et notez bien tout ce que je vous dirai, car en cette laveure se fait solution et congélation tout ensemble par mesure de Nature. Vous prendrez au nom du Souverain Créateur, Dieu Glorieux, votre terre [Notez ceci que si votre ouvrage est sur la grande pierre vous devez faire ici la conjonc­tion des deux terres. Et icelles abreuver comme il est dit en cette présente laveure. C'est à savoir autant de l'une que de l'autre] calcinée, et icelle abreuverez de la première eau sublimée par imbibition en manière de rosée. Et la broierez fort jusqu’à tant que l'eau n'y appère point. Cette imbibition se fait trop étroitement par petites abreuvements au regard de la vertu de la terre et de ce qu'elle aura perdu en sa solution. Si donc vous voyez qu'au regard de son perdement la terre ne pourrait plus boire de l'eau sans la perdition de sa forme terrestre, petit et étroitement l'abreuveriez. Et gardez comme vous ferez, car elle appète plus que sa chaleur ne peut digérer ni convertir. Et toute conversion se fait en lieu muché, c'est à savoir dedans le ventre de la terre. Ainsi comme la conver­sion de la viande se fait en l'estomac et es autres lieux muchés, car en tout temps la chaleur digérante est en lieu muché qu'on ne peut voir. Et illec se fait la mutation. Toutefois différence y a de la qualité par la raison de la vertu attrayante, car la bouche attire la chose impure et indigeste, et la vertu radicale la chose pure et digeste. Et pour ce elle est comparée au cœur qui attire son nourrissement au milieu de sa cham­bre. Et illec le convertit parfaitement en sang. Et après l'envoie à tous les membres nutrimentaux pour garder et attremper leur humidité radi­cale et vitale. Donc donnez à boire à la terre petit à petit, qui est corps radical par étroite imbibition en manière de rosée. Et longue broyure, car si l'eau n'est bien incorporée au plus profond de la terre, rien ne vaut du tout. Ni elle ne doit jamais apparaître après sa broyure. Gardez donc que la chaleur en laquelle est la vertu de votre terre ne se suffoque par trop grande imbibition, car après elle ne pourrait tant digérer ni con­vertir. Et pour ce vous devez savoir que plut tôt se convertit petite chose et divisée que ne fait trop grande chose et non divisée en quantité. Quand je dis divisée, entendez qu'elle lui soit donnée par petites parties menues et étroitement par abreuvements en forme de rosée. Car maintenant il est temps que la terre use de ses pouvoirs tout bellement et lui avissant la vertu petit à petit. C'est à savoir que la terre convertisse l'eau en elle par congélation, non pas que l'eau convertisse la terre en elle par liqué­faction, ainsi comme a fait es autres lavations. Si ce n'est par manière moyenne en convertissant l'un et l'autre, c'est à savoir la terre et l'eau, car maintenant ils sont approchés à la nature d'une moyenne conversion, car la terre ne peut l'eau muer que de sa nature par vertu de la nature de l'eau qui se transmuera. Toutefois la conversion de l'eau se fait au ventre de la terre et la conversion de la terre se fait dedans le ventre de l'eau par différence causée pour avoir tiré l'huile qui n'est pas semblable à la vulgale.

Car il est frère germain de l'eau mercurielle. Et ceci est la secrète préparation de la terre, et se fait par telle intention qu'elle, par abreuve­ments, recouvre plus grande humidité qu'elle n'avait perdu en sa calcination. Et pour ce, comme elle soit moult sèche et vide de toute humidité, elle a forment grande soif, et pour ce volontiers elle boit quand on lui donne en restauration de la chose perdue. Mais que vous gardez bien qu'elle ne boive outre mesure. Ici est le miroir des sages en l'intention de physique pris par exemple au regard de nature qui nous sustente. Benoît soit Dieu le Glorieux qui nous fait savoir, traire et connaître science de science. Et c'est la première disposition.

La seconde disposition si est quand vous aurez donné à boire à la terre par mesure de suffisance et en propre manière, icelle mettrez au condamphore en tiens chaud par sept jours ou par huit. Ainsi comme je vous montrerai en temps et en lieu. Cette information de chaleur par dehors se fait pour aider à la chaleur naturelle afin que par certains mou­vements digère la substance moyenne de l'eau qui est de nature d'air, in­corporée en la terre et en humide radical congelé et épaissi en résolvant la subtile fumée eaueuse adustive et crémative qui est en son ventre par la terre déportée. En vous faisant savoir que quand ladite substance moyenne mercurieuse est incorporée avec la terre devant qu'elle s'en puisse fuir. Adonc elle est faite une chose avec l'autre, ne jamais l'une ne se sépare de l'autre, mais ou du tout la substance moyenne comme elle sort mercurieuse et volatile, s'envole avec la terre fixe, ou la terre fixe demeure du tout en tout avec la chose volatile. Et ceci se fait selon la vertu de l'un qui surmonte la vertu de l'autre, ainsi comme je vous mon­trerai en temps et en lieu. Cher ami en la digestion de cette moyenne substance mercurieuse. La terre jette maintes superfluités, et par espécial,, deux, l'une terrestre et l'autre flegmatique, ainsi comme l'homme jette merde et urine par les digestions qu'il fait des viandes qu'il prend. Car quand ladite substance moyenne s'épaissit et se retient au ventre de la terre, adonc la chaleur naturelle excitée par l'information de la chaleur du dehors résout et sépare de leur dite substance une fumée eaueuse adustive et fort subtile et venimeuse laquelle était mêlée avec elle. Et se fait parce qu'elle n'est mie de sa nature. Peu y en a qui sachent cette séparation pour ce qu'elle se fait es chambres secrètes de Nature. Toute­fois, cher ami, vous la pouvez bien entendre au regard de l'exemple que dessus vous ai montré. Car Nature toujours tire et retient les choses de sa nature, et les étranges refuse. Entendez ci de la nature plus propinque avec les choses plus propinques à elle. Et pour ce comme ladite fumée eaueuse ne soit mie propinque à sa nature. C'est ce qu'elle sépare de ladite substance moyenne qu'elle retient en elle ainsi comme chose plus pro­pinque à sa nature, et plus tôt réductible. Adonc nature s'allège de nature et l'étrange sépare. Et ainsi de l'eau qui est encorporée en la terre vous ôterez la fumée. C'est à savoir en décoction légère hebdo-madale. Sachez qu'en la séparation de cette fumée eaueuse trop volatile et fuyante, la substance de l'eau se convertira et s'épaissira en substance de corps aérien qui est nature de métal. Nous l'appelons aérien car il est de la complexion de l'air au regard des autres substances jà dites. C'est à savoir de l'eau, et de la terre, et au regard de ses œuvres. Car il n'est rien qui soit cause de perfection, si ce n'est cette substance par raison de sa très puissante complexion ainsi comme dirons en ses particula­rités. Toutefois il la faut rectifier et dépurer de sa noirceur en laquelle est de tout en tout incorporée selon la rectification et dépuration que sa nature souffre ou peut souffrir. Cher ami, ladite noirceur vient de ladite fumée eaueuse corrompant qui par la chaleur naturelle se résout. Et se sépare de la devant-dite substance de l'eau par le moyen de la bonne in­formation de chaleur du dehors excitant la vertu mouvante et infor­mante qui est en la matière de la chaleur et de l'esprit. Icelle noirceur laisse la dessus-dite fumée par ses fèces en toute et par toute ladite substance aéreuse épaissie qui est transmuée en humide radical. Et icelle fait apparaître par toute la matière. Et sont ses fèces noires de la substance onctueuse corrompante participante en fixion. Et pour ce elle se sépare plus tard de la matière pure en laquelle elle est incorporée, car plus fort et plus profond s'adjoint en icelle par raison de son onctuosité, et par conséquent de la fixion de sa substance ne se peut du tout élever ainsi comme fait la dessus-dite fumée par raison de sa subtile substance et volatile. Quel engin donc se peut trouver à séparer icelle de sa pure nature, je vous le dirai. Ainsi comme mes pères m'ont appris par doc­trine entendible réglée par entendement élevé. Vous devez savoir que ladite nature pure honorable est une substance à laquelle Dieu le Glorieux a donné telle propriété qu'elle ne se peut trouver en substance qui soit d'autre nature. Car la propriété de ladite nature pure est tant forte par le grand symbole qu'elle tient, elle en elle sur toutes les autres choses minérales qui de toute en toute surmonte le feu. Ne jamais depuis qu'elle est une fois épaissie par feu ne peut sentir être surmontée. Mais depuis qu'elle est fixe s'allège et se repose quand elle peut être longuement au feu.

Ainsi semblablement fait-elle en tous feux selon le degré de sa fixa­tion ou tolération pour laquelle chose comme elle par le symbole qu'elle tient en nature de métal soit fait métal, pour ce tant seulement elle contient en elle tout ce que nous avons métier en notre maîtrise. Ainsi comme nous déclarerons en la détermination de l'argent vif. Car toutes les autres choses, comme elles soient combustibles s'exterminent au feu. Et enflambées défaillent. Retournant donc au propos de séparer ladite substance noire qui est onctueuse corrompante, disent les Philosophes :

Qu'icelle est qui a en elle deux causes de corruption. C'est à savoir substance inflammable par raison de son onctuosité, et féculence terres­tre par raison de sa substance fixe exterminable. Pour la première corrup­tion qu'elle a de par son onctuosité, ni elle ne se tient longuement encon­tre le feu, car c'est huile combustible. Ni elle ne peut faire tenir autre substance comme elle soit huile combustible et impermanente, car non tant seulement elle même s'arde et se corrompt. Mais en ardant, sa même substance corrompt, et arde toute autre, et noircit tout l'ouvrage. Pour ce gardez que la propriété de la pure substance ne s'arde. Gardez-la de combustion par l'eau qui la défend par imbibition. Par l'autre corrup­tion qu'elle porte de par sa substance terrestre, ni elle n'a fusion, ni ne peut avoir ingression. Mais si elle est fixée, tantôt elle retardera et défen­dra droite fusion. Et encore fixer ne se peut si premier n'est calcinée. Et depuis qu'elle est calcinée, par artifice du monde, jamais après ne se peut fondre, car en substance de terre morte du tout en tout se retourne sous espèce métalline. Et pour ce cette substance corruptible prise d'entre les soufres corrompants et corruptibles qui sont contre la nature de l'argent vif, et contre perfection. Comme donc à la séparation d'icelle ladite vile substance comme elle soit en elle corruptible ne puisse longuement durer encontre le feu. Icelle convient du tout exterminer et séparer de la nature pure de l'argent vif qui plus longuement dure encontre le feu. Laquelle chose n'est mie faite sans degré de feu aidant à la Nature pure. Et icelle défaut de toute adustion, car la séparation de la première substance onctueuse est besoin que premier se fasse quand on est à la réduction, au regard de la souffrance de nature pure par cer­taines actions de chaleur par réitération jusqu’à tant que par sueur la chaleur en chasse la crasse qui couvre la face au dragon en forme de noir­ceur. Et par telles informations réitérées le subtil humide onctueux cor­ruptible comme il soit défaillant en feu se sépare de la substance fixe terrestre corruptible en forme de vapeur onctueuse et puante fort subtile. Et demeurera sa substance fixe toute exterminée en terréité fixe de laquelle jamais la pure nature de l'argent vif n'a après cure, mais du tout la refuse. Car l'adhérence d'icelle avec la nature pure de l'argent vif n'y était mie sinon par raison de son onctuosité qui était incorporée avec elle, laquelle maintenant elle a perdue. Car l'onctuosité tient symbole en nature et fait le moyen conjonctif par lequel divers monstres se font. Car elles prennent conjonctions naturelles, les natures qui sont de divers lignages. Et qui ceci ne sait, il n'est mie en son procès vrai Philosophe, ni rien ne sait de l'amour universel qui est es rarités de toute nature. L'autre substance terrestre fixe, comme elle n'ait point d'amour ni de colligénée avec la pure nature de l'argent vif par raison de son onctueuse perdition, nous icelle du tout séparons de la nature pure, et c'est par accident double. C'est à savoir en tant qu'elle a perdu et en tant comme après la nature pure épaissie et congelée se sépare d'icelle terrestre fixe par sublimation. Et par ceci évidemment appert comme jamais ladite substance terrestre ne se peut séparer par lavation simple. Comme tout temps demeure en l'eau son onctuosité, appert semblablement la forme de sa dissolution et les termes d'icelle. Comme en tout temps nous ayons métier d'humidité radicale et fixe voire subtiliée pour épaissir la nature pure de l'argent vif, appert encore plus la séparation de sa terréité cor­ruptible. Comme elle ne se fasse mie par elle mais par accident et la séparation de son onctuosité. Comme elle se fasse par elle et par accident, car l'argent vif la refuse. Et par elle, car elle est de nature volante non stable. Et par lesdites causes pouvez connaître si homme rustique de gros entendement peut faire ce magistère sans acquisition ou connaissance de cause ou de doctrine démonstrative. Comme sans la connaissance de la différence desdites substances nul homme ne puisse venir à la perfection de notre dissolution. Car ainsi comme il y a degrés de différences substantielles, ainsi y a degré de différences de chaleur de feu correspondant à icelle.

La tierce disposition, en retournant donc à la pratique est pour séparer la substance onctueuse qui cause la noirceur en la substance aéreuse de nature jà dite. Devez savoir que sa séparation se fait par autre information de plus grand feu tantôt administré à l'exigence de l'essence pure de nature après la devant-dite décoction hebdomadale. Et elle se varie en fortitude selon l'accroissement de la chaleur de nature et selon la conversion de la plus grande viande qu'elle prend. Car, comme au commencement selon l'ordre de nature elle ne se nourrit sinon à petit d'eau et après en plus grande quantité, ainsi comme par exemple nous prévoyons à l'éducation des enfants. Par conséquent au regard de la quantité de sa substance convertie qui lui a été donnée de l'eau après sa décoction hebdomadale graduellement, nous lui varions ladite information par dehors au regard de ce que dit est. Pour ce comme il y a trois cou­leurs principales, noire, blanche, rouge. Tout temps que vous verrez la terre noire, imparfaite sera et non compile. Enforcez donc chacune fois ladite information en fortifiant le feu petit à petit en la calcination jusqu’à tant que voyiez la terre toute blanche par la force du feu. Car ainsi comme la chaleur agente en l'humide onctueux engendre noirceur par la propriété de sa substance, ainsi la chaleur agente en la matière sèche engendre blancheur selon la propriété d'icelle. Et c'est la tierce disposition par laquelle nous ôtons la noirceur de l'air.

La quarte disposition-ci est universelle au regard de doctrine. Et c'est que tant de fois recommencerez toutes les trois devant-dites dispo­sitions en enforçant chacune fois la chaleur de la tierce information au regard de ce que j'ai dit, jusqu’à tant que la terre soit bien blanche. Et tout le temps qu'elle ne sera blanche, ne cessez de la abreuver. Et en icelle imbibition broyez-la fort. Et après autre fois la calcinez sans autre chose faire. Car l'eau et le feu tant seulement lavent la terre. Et l'obs­curité noire qui est en icelle de tout en tout ôtent d'icelle. Et pour ce sa préparation se fait toujours en l'eau. Et icelle la garde de toute adustion. Et telle que sera la pureté de l'eau, telle sera la pureté de la terre. Et tant plus sera préparée, lavée et dépurée, d'autant plus elle sera blanche. Ne vous oubliez pas de broyer la terre. Et de l'abreuver par longues broyures jusqu’à tant qu'elle soit sèche. Et ne vous ennuyez de recommencer ceci plusieurs fois. Car la terre ne peut jamais porter fruit sans fréquente irrigation. Et si la trituration n'est bonne, c'est à savoir qu'elle soit longuement continuée jusqu’à tant que l'eau soit faite un corps avec la terre, jamais ne vous profitera. Gardez donc que vous ne cessiez de les broyer et dessécher jusqu’à tant que l'eau soit sèche, et la terre blanche. Car la dessication faite par forte broyure et assation fait la terre blanche. Toutefois gardez que vous n'abreuviez pas la terre si ce n'est après sa dessication petit à petit par longue trituration. Et pour ce faire ayez métier d'avoir certain poids. Afin que trop grande séche­resse qui peut venir, ou par trop grande assation ou trop petite imbi­bition. Ni trop grande moiteur qui peut venir par le contraire, c'est à savoir ou par trop petite assation ou par trop grande imbibition puisse corrompre l'ouvrage. Pour ce est-il commandé que vous cuisiez tant votre matière en desséchant comme votre imbibition requiert ou tant que son humidité a muché de sa sécheur. Et après sa sécheur dissolvez tant icelle en abreuvant comme son assation pourra avoir desséché. Toutefois au regard de sa siccité, donc chacune fois tout temps après sa calcination de la terre versez de l'eau en attrempant ni trop ni trop peu. Car s'il y a trop, la chaleur s'en suffoquera et s'en aliénera. Et s'il y a trop peu, la matière ardra. Et sa propriété défaudra qui participe en longueur et lar­gesse et profondité. Pour ce gardez que souefvement vous le fassiez par ses termes, et non pas trop hâtivement. C'est à savoir en abreuvant la terre de huit jours en huit jours par longues broyures, et après en la cuisant en bain. Et puis en calcinant jusqu’à tant qu'elle soit blanche. Et ainsi par telles règles se nourrit notre enfant. Afin que lui nourri selon les règles puisse après régulièrement œuvrer sans passer les termes de son nourrissement que l'art lui a donné, ainsi comme fait le disciple sous la vertu de la discipline qu'il a eue de son maître. Et sous ce point-ci prouvent les Philosophes comme tout homme de raison doit être réglé par Nature en tant que nature perfective lui représente si entende­ment auquel il se doit informer et régler comme il doit sous toutes les puissances de l'âme le plus souverain en dignité pour acquérir toute perfection. Autrement si son entendement n'était réglé en tous ses actes, jamais les autres forces de l'âme il ne pourrait adresser ni informer pour acquérir vérité et perfections en toutes choses, si premier magistralement n'était réglé et informé par volonté d'homme constant en prenant exem­ple à la perfection et sagesse de Nature, laquelle par son entendement fait ouvrage d'entendement. Or entendez sous différences pourquoi nous endoctrinons la nature du mercure par certaines manières de nourrisse-ment sous les règles de mesure et de proportion en tant qu'il est possible. Vous devez savoir que comme en tout le monde ne se puisse trouver chose plus adhérente aux natures des métaux, ni qui soit plus amiable en elles que l'argent vif en sa nature fait. Pour ce le mêlons-nous en icelles natures. Et après le fixons en feu lent. Toutefois cette mixtion se fait par préparation et subtiliation desdites substances c'est à savoir fixe et volatile en tant que le volatil se puisse bien retenir par le fixe, laquelle rétention et fixion se fait en amourant la nature dudit mercure, et en l'assourgeant en la chaleur du feu par longue constance, et en nourris­sant et en augmentant sa chaleur naturelle jusqu’à tant qu'il puisse souffrir tout feu. Et ceci toutefois se fait sous certaines règles afin qu'il informe et puisse faire œuvre sous l'information réglée que l'art, par l'en­tendement de bon maître, lui aura donné, au regard de sa nature premiè­rement connue. Car comme nous avons intention de congeler l'argent vif en petite heure, et icelui soit cru luteux et flegmatique, et avec tout ce, légèrement s'enfuit et s'envole du feu sans inflamation et fort subtil. Pour ce est il besoin que nous ayons aucune médecine qui tantôt subite­ment devant qu'il s'en puisse fuir se puisse mêler en icelui et au plus profond de sa nature bien fort adhérer. Et en icelui fort conjoindre et amasser par menues parties et très subtiles afin qu'icelles s'épaississent en retenant (de) sa substance tant seulement ce qui est de sa nature pure selon le plus et le moins de sa propriété. Et qu'icelle chose le digère et mondifie en petit d'heure. Et que par sa fixion icelle retienne et con­serve au feu jusqu’à tant que l'on lui puisse bailler plus grande chaleur au regard de sa souffrance pour consumer et dégâter son humidité fleg­matique qui n'est point de sa perfection. Et encore plus qu'elle le conver­tisse tantôt en un moment en soleil et en lune. Par le bénéfice de cet ouvrage, pouvez comprendre non pas tant seulement la forme de la pro­jection mais semblablement l'intention de tout le magistère. Et par ceci est prouvé que nulle chose ne peut avoir plus grande convenance en la nature de l'argent vif que ce qui est de sa nature. Donc tous les Philo­sophes sages déterminent qu'en la nature d'icelui nous accomplissons ladite médecine. Et par engin lui prêtons forme de médecine, lesquels engins sont inclus sous cette récapitulation. L'intention de laquelle est que vous preniez le mercure fixe blanc et rouge, et qu'icelui soit préparé et subtilié avec la nature du volatil par ses engins, jusqu’à tant que la subtile substance d'iceux ensemble, blanche toutefois à la lune et rouge au soleil, puisse être parfaite avec la mixtion. Et ce qui la doit teindre, qui est chose plus connue à sa propre nature substantiellement que quel­que chose qui puisse être au monde. Après ceci s'achève la médecine en magistère. Et avec tous ses engins premièrement connus et trouvés par entendement réglé. Lequel par sa propriété s'adjoint plus à l'argent vif jusqu’à tant qu'il fonde légèrement, et l'épaississe et convertisse en soleil et en lune vraie par préparation philosophale d'icelui. Toutefois cette préparation pour la plus grande partie doit-on entendre en la forme de la mixtion. C'est à savoir en la manière propre par laquelle la mixtion se fait. Car de la seule manière de le faire prend la mixtion forme de laquelle naît la seconde vertu en notre médecine. Item, et par cette forme de mixtion se dispose sa matière mêlée à recevoir forme spécifique de vrai élixir de laquelle naît la tierce vertu en notre médecine par certaines différentes causes en la matière de nature, et est accomplissement de là chose. Jaçoit ce que par réitérations se puisse varier de mixtions en plus grandes vertus au regard des principes matériels déjà subtiliés par sem­blable manière. La forme donc de la mixtion en laquelle vous vous devez entendre est en la manière de l'assemblée des choses qui sont à mêler tout ensemble, laquelle se fait par voie de réduction. Observez les règles qui sont à la doctrine de la perfection intellective de Nature, car présup­posé qu'en poids et en mesure quantitative autant eût du compost en un mêlé comme en l'autre. Toutefois en l'un ni en l'autre desdits mêlés viennent les parties du composant sous le nombre de cent ou de plus. Car les éléments peuvent venir en un mêlé à moindres parties, et en l'au­tre sous plus grandes parties en nombre. Et en l'autre mêlé viennent les parties du composant sous le nombre de cinquante. J’ai pouvez connaître que la forme de rassemblement ou de la compréhension d'iceux ensem­ble se varie en l'un et en l'autre. Car varier la proportion des choses mêlables ensemble est chose nécessaire afin que l'assemblée se varie par différence causée, et par conséquent la forme. Ceci tant seulement en notre maîtrise appert au bon maître ingénieux par expériences naturelles, et non à autre. Par lesquelles causes jà dites vous pouvez comprendre deux raisons si vous voulez, par lesquelles pouvez obtenir la forme de parfaite mixtion. La première raison est la subtiliation élémentaire et préparatoire tant du fixe que du volage faites ensemble jusqu’à leurs parties élémentales à nature dépurées. Cette subtiliation et préparation s'accomplit par les différences des trois divisions de notre magistère ainsi comme je vous montrerai tout à plein par voie de pratique en temps et en lieu, car par les différences de la première ne se peut faire pour ce qu'à l'art trop peu aide Nature, mais par les différences de la seconde trop bien se fait en très noble préparation. Et c'est par raison de la nature qui lui a été préparée par la première division. Et par les diffé­rences de la troisième division s'accomplit du tout en tout. La seconde raison pour obtenir la forme de mixtion parfaite si est la manière de faire rassemblement des choses qui se doivent mêler toutes ensemble. Et cette manière ainsi comme j'ai démontré en la septième laveure par réduction et par composition et par conjonction de très menues parties premièrement dissoutes et assubtiliées par imbibitions menues et incor­porations de l'humide avec le sec, et du sec avec l'humide faites par tri­turations longues, et décoctions hebdomadales et calcinations naturelles par plusieurs réitérations d'imbibitions, contritions, décoctions et calci­nations, afin que la substance flegmatique du mercure se sépare et l'humi­dité née se puisse retenir en digérant. Et en cuisant par la chaleur de notre soleil, jusqu'à tant qu'elle s'épaississe, afin qu'elle, épaissie par telle information, puisse après semblablement épaissir autre mercure par la vertu de sa première règle. Car nous ne voulons pas qu'icelui épaissi transmue en forme de médecine et épaississe toute la substance de l'ar­gent vif, sinon tant seulement les parties radicales plus propinques, les­quelles se doivent convertir en nature d'or ou d'argent selon la forme de son mêlé. Et en ceci est tout l'ouvrage des Philosophes en cette maîtrise. Car ainsi comme la nature simple de l'argent vif en sa terréité a été par art domptée sur le feu au regard de sa perfection, et avec règles spéciales altérée et enseignée, étant en nature propre par certaines formes de mixtion et division.

Tout ainsi par telle manière ladite matière enseignée par assouagement et coutume dedans le feu changera et œuvrera quand après est appli­quée avec autre argent vif cru. En retenant et épaississant tout ce qu'il trouvera en icelui de sa semblable nature, et en refusant tout ce qui est à elle flegmatique et terrestre. Voyant perfection en nature qui par art se tire de puissance en acte, ladite perfection en son ouvrage vient de sa propriété, laquelle dite nature mercurieuse a prise de la manière de la mixtion faite en sa coction ainsi comme dessus ai dit. En telle manière que l'opération qu'elle fait tout temps suit la forme de sa mixtion. Com­me donc la forme est en la manière de faire et son ouvrage dépende d'icelle, gardez donc comme vous constituerez sa forme par opération. Ni comment la ferez. Ni par quelle œuvre elle la peut prendre. Et enten­dez-la bien premièrement. Car si par aucune des réductions naturelles vous la pouvez mêler en telle manière que la plus grande partie de l'humidite en sa décoction et inspissation se puisse conserver et fixer au regard de la raison de sa subtilité, tant plus grande partie de l'humidité de l'argent vif à elle tirera et épaissira, et congèlera. Ceci est le feu qui ainsi par artifice est engendré, et s'appelle chaleur naturelle lieutenant et vi­caire du soleil. Pour ce car il fait en un moment ce que la chaleur du soleil fait en mille ans. Et sachez que son humidité mieux se conserve en sa mixtion quand plus est subtiliée et préparée. Ainsi comme vous verrez en la seconde division par raison de ses différences au regard de la première division, et en la troisième encore plus, au regard de la seconde et de la première.

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