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LA QUINTE LAVEURE


de plus grande subtiliation sous différence
Après s'ensuit la quinte laveure pour aconsuivir plus grande dépuration, solution et subtiliation qui est faite sous autre différence de plus grand accomplissement sur l'humide radical. Et premièrement de la disposition première, vous prendrez au nom de Dieu votre poudre sèche qui est mercure fixe et le mettrez en mortier. Recueillez premièrement toute ce que d'icelle se sera sublimé par cendre, et mis à part bien étoupé, et après subtilement vous abreuverez ladite poudre de la première eau par imbibition en manière de rosée faite par le délié feutre. Et subtilement l'abreuverez jusqu’à tant qu'elle soit toute bien incorporée. Et faites par tout ainsi comme il est dit au chapitre de la première disposition de la tierce laveure. Car autre chose n'y a que faire. Et c'est la première disposition de la quinte laveure.

La seconde disposition de la matière sur la quinte laveure se fait ni plus ni moins comme il est dit es chapitres de la deuxième disposition de la tierce laveure. Et ainsi la faites.

La tierce disposition semblablement se fait ainsi comme la tierce. ou la seconde maintenant devant dites.

La quarte disposition se fait tout ainsi comme j'ai dit de la seconde et de la tierce dessus dites. Et la quinte semblablement est faite ainsi. Toutefois souvenez-vous qu'en chacune décoction desdites dispo­sitions de la quinte laveure vous soustrayez la moitié du temps. C'est à savoir que la matière ne soit en décoction sinon quatre ou cinq jours naturels en chacune disposition.

Or s'ensuit la sixième disposition qui change toute l'information de la quinte laveure par différence connue, faite par chaleur moyenne-oient sèche. Réservant autre manière laquelle je vous déclarerai étant en la pratique. Car les manières des différences graduées font changer

la matière et muer de matière en autre et de bon en meilleur en propre altération sans se départir de nature. Et se fait ladite disposition ni plus ni moins comme il est dit au chapitre de la première disposition de la quarte laveure car cette ci ne change point encore.

La septième disposition est semblablement faite ainsi comme la seconde de la quarte laveure, ne elle ne prend point encore différence d'information. L'enseigne qui fait connaître quand vous devrez changer l'information à la matière, c'est quand elle aura perdu l'espèce mercurieuse et sera en poudre morte. Adonc telle enseigne ainsi comme messager de Nature vous certifie qu'à la Nature vous pouvez changer l'information sans préjudice de sa propriété. Toutefois si elle avait encore en aucune partie forme ou espèce mercurieuse, continuez-lui les dessus-dites dispositions immédiatement dites jusqu’à tant que vous verrez qu'elle soit poudre morte qui porte en son ventre feu ardent. Adonc prenez votre poudre morte et icelle mettez en bain qui continuellement bouille par un jour tout entier sans ôter ni sans mettre, icelle est la propre différence. Et si vous voulez savoir pour quelle intention ceci se fait, je vous le dirai. L'intention est pour mieux assubtilier le corps. Et se fait ladite subtiliation par la vertu de cette différence trop bien sans passer les moyens de Nature, car comme le corps soit fort subtilié par les dessus-dites dispositions en parties moult subtiles par Nature dépurées, jusqu'à ce pas de décoction, c'est afin qu'il prenne plus grande quantité de mercure qu'il ne faisait en son commencement. Et c'est pour certaine mesure de rétention en manière de masse. Ainsi comme appert par poids après la restauration de ses humidités, et expressations faites par le délié feutre de la chose épaisse, et découlation de la chose plus claire. Car plusieurs parties menues fixées avec plusieurs parties menues volatiles s'assemblent et se mêlent en telle manière que ce qui du volatil est plus radicalement assemblé se retient par le fixe. Et tout celui se convertit en huile ainsi comme chose plus chaude en nature. Et de tant que le corps est fait plus subtil, de tant plus s'adjoint au plus profond du mercure, et plus retient de sa radicalité. Et c'est la cause pourquoi il croît en masse. Donc sont aveugles et trop ébahis les ignorants de gros entendement que quand ils croient le corps passer par le feutre sans autre réitération, étant tout temps en forme d'eau vulgale courante, ils sont trop ébahis quand après le voient en plus grande masse qu'il n'était devant. Car ils ignorent les causes. Ils ne savent venir à leurs œuvres pour ce qu'ils ne les entendent mie, et croient que ce soit un, et c'est un autre. Et pour ce ils laissent tout gâter quand ils voient que le corps n'a pu venir à leur intention, c'est à savoir en dissolution d'eau vulgale. Ne ils ne croient point qu'il soit autre dissolution. Ne regardant mie la possibilité de Nature, laquelle jamais ne veut ni ne souffre que son humidité radicale se puisse convertir en toute eau vulgale froide, car ce serait contre la raison de sa chaleur radicale et contre la raison de sa propriété substanciale. Mais bien s'incrudit en soi assubtiliant.

Cher ami ceci n'est que fontaine de chaleur naturelle qui désire être longuement et perdurablement en individe espèce. Et pour ce en nourrissement de sa chaleur l'art au regard de Nature lui ordonna certaine humidité de laquelle il se nourrit si comme je vous dirai. Par quoi il appert que le bon maître l'amende en amendant et le mauvais la détruit en corrompant en cuidant la convertir en eau vulgale, non entendant d'où procède la vertu de sa rétention et accroissement qui vient tant seulement de sa subtiliation. Ne disent mie les Philo­sophes que les corps ne sont subtiliés si ce n'est afin qu'ils puissent retenir les esprits en masse et avec eux ajouter et unir. Toutefois ladite subtiliation n'est point faite sans dissolution. Mais ladite disso­lution n'est pas faite en eau vulgale mais en eau mercurielle trop fort chaude laquelle après se résout tout en huile qui est humide radicale et naturel duquel se nourrit la chaleur dessus-dite de l'humide radical subtiliée par dissolution au tiers degré. Si comme je vous montrerai s'il plaît à Notre Seigneur en gardant sa créature en lieu et en temps. Toutefois en retournant à la déclaration de ladite différence par laquelle le corps prend plus grande subtiliation, vous devez savoir que comme le corps soit parvenu aux dessus-dits degrés de subtiliation, et par la vertu d'icelle, incorporé avec le mercure retienne à lui les plus grosses parties mercurieuses de l'eau qui correspondent à la subtilité de son degré sans nul autre moyen. Il advient que les dites parties de l'eau retenues avec lesdites parties fixes subtiliées se cuisent en icelles. Et petit à petit se dessèchent et se mêlent, et s'endurcissent et se congèlent en poudre terrestre. Et les parties fixes encore plus s'assubtilient, et les unes s'incorporent avec les autres et se lient ensemble. Car quand le corps se couple et se lie avec les esprits qui se congèlent, adonc se subtilient plus jusques à tant qu'il advient que tout se sublime en vapeurs en forme de poudre blanche et sèche qui après congèle le mercure. Et ainsi est notre dissolution faite par voie de subtiliation et sublimation tant seulement en eau congelée qui après congèle la non-congelée. Voyons, cher ami, quelle est notre solution, et entendez de combien se fourvoient les ignorants de notre maîtrise qui par défaut d'entendement qui est gloire céleste et chose divine et digne, croient que le nôtre ouvrage se doit du tout retourner en eau vulgale. Mais il n'est mie ainsi. Car nature métallique ne le pourrait souffrir, et vécussent-ils mille ans. Mais je vous dis, cher ami, en foi de vérité prouvée que tant seulement icelui vous subtiliez autant que vous pourrez. Et divisez ses parties l'une de l'autre en contrition et assation, en retournant le sec avec l'humide et l'humide avec le sec. Car tant seulement pour faire subtiliation a été trouvé l'ouvrage de telle solution. Cher ami, jamais la conjonction des corps avec les esprits ne se peut faire jusqu’à tant que les corps soient subtiliés en manière d'esprits. Et leur subtiliation avec les esprits se fait par dissolution, contrition et assation d'iceux avec les esprits. Continuez donc comme homme de ferme et réelle volonté les dessus-dites dispositions par leur temps, car métier est qu'en leur feu se mêlent tout par eux, en les gardant de l'ardeur du feu jusqu’à tant qu'ils soient conjoints et embrassés l'un avec l'autre. Et leur copulation et conjonction soit en chaleur lente jusqu’à tant qu'en leur feu se soient desséchés. Et sachez que l'un art l'autre autant que Nature requiert. Et l'un démêle l'autre, et l'un conforte l'autre, et l'enseigne à combattre contre le feu. Ainsi les éléments s'allègent en cuisant à lent feu. Et retournent en étranges natures, car le corps en l'eau liquéfié se fait non liquéfié, et l'humide se fait épais en desséchant. Et ainsi le corps est fait esprit et l'esprit corps teignant et fort combattant contre le feu pour laquelle chose, dit le Philosophe, si tu sais convertir les éléments tu trouveras ce que tu demandes. Et convertir les éléments n'est autre chose, si ce n'est faire de l'humide sec et du sec l'humide par la manière que je vous dis. Et le faisant fixe, car quand le corps est bien lié avec les esprits par couple naturelle, adonc il est fait esprit et du tout volatil, lequel est besoin qu'après soit fixé comme je vous dirai en sa fixation. Or en retournant à la pratique, faites une clef. Cette clef signifie récep­tion d'une liqueur puante en forme d'argent vif particulièrement traitée de la matière terrestre, scorieuse qui est issue de la terre naturelle et radicale en ses lavations et subtiliations. Et la traire en la guise que je vous dirai. Et pour ce faire vous prendrez au nom de Dieu icelle terre morte laquelle je vous ai dit que vous cueillissiez d'une plume et missiez à part es chapitres de la seconde et conséquente disposition de la première laveure. Et icelle mettrez en une carabasse toute de verre, qui ait l'entrée aussi large, ou plus, comme le fond, et mettez l'alambic dessus bien luté au regard de sa disposition avec son respiral, et le mettez en fourneau sur cendres, et lui continuez le feu du premier degré par un jour naturel. Sachez que du ventre de cette mauvaise bête terrestre et envenimée jettera la dessus-dite liqueur en forme de mercure puant par sublimation.

Cette liqueur laquelle vous trouverez sublimée au-dessus encontre l'alambic vous cueillerez avec un pied de lièvre, car avec une plume vous ne la pourriez cueillir, car elle est trop grasse et onctueuse, et pour ce elle tient trop encontre l'alambic. Cueillez icelle et la mettez à part, car par ceci pouvez entendre la putréfaction de la terre en la réduction et congélation. Puis après prenez la terre qui est demeurée noire et brune au fond de l'alambic car encore tient-elle en son ventre une autre substance qui est de mercure fixe et est de la propre nature de l'humide radical et se séparera par autre disposition. Cher ami, vous devez entendre réellement que la force et la propriété de Nature est telle que toujours tire à elle par l'amour universel que Dieu le Glorieux a mis en ses pièces par similitude de lignage tout ce qui est ou peut être de sa propre nature. Et toute autre chose étrange refuse, car elle n'est mie de sa nature et pour ce avec la nature du non-fixe. Nous tirons la nature fixe et la jetons et la lavons et la séparons de toutes ses ordures par raison de vertu amoureuse qui est entre nature fixe et nature volatile en certaines et diverses dispo­sitions qu'elle nous a montrées en prenant conséquemment exemple au regard de ses forces avec l'aide d'engin, lesquelles avons eu d'en­tendement réglé tout instrumentalement à la possibilité de Nature, lesquelles dispositions je vous enseignerai, mais que vous ayez en vous de ne promulguer le secret qui tant soit à celer, car le monde s'en corromprait et après je serais cause de la damnation de tous. J'ai devant Dieu mon excuse, car par intention de la tenir secrète, icelle je vous donne tant seulement pour vous aider et pour en faire bien sans que le monde en sache rien. Et sous tel entendement je prie à la souveraine vérité qu'elle vous donne à voir expérience de vérité par laquelle vous vous puissiez aider et non en autre manière. En retournant à la pratique, mettez la terre que je vous ai dite qui est contre nature en un mortier, et pour tirer la nature pure mercurieuse qu'elle tient en son ventre, abreuvez-la en manière de rosée de la première eau passée par le délié feutre, et broyez tout ensemble. Adonc vous verrez comme l'eau tirera les parties radicales qui sont de sa nature, et en icelles s'incorporera. Et les autres du tout refusera, car elles ne sont mie de la proportion de sa nature ni de sa clarté. Mettez-y plus d'eau, toujours par imbibition en manière de rosée en broyant jusqu’à tant que tout ce qu'elle aura tiré soit bien clair. Et puis séparez l'eau par le feutre délié et il vous demeurera de l'humidité radicale ce qui était au ventre desdites fèces. Et recommencez ceci tant de fois et jusqu’à tant que ne trouverez plus rien au ventre desdites fèces et de l'humidité radicale. Après jetez tantôt icelles fèces, car elles ne valent rien pour ce, car elles ne tiennent point de l'honorable nature de métal, mais du tout sont contraires à elle. Ainsi comme par expérience se peut connaître à la nature de laquelle se fait notre médecine, comme vous pouvez informer par double expérience. La première est que lesdites fèces ne se peuvent ajouter avec l'argent vif, ni l'argent vif ne les veut prendre, en démontrant qu'elles ne participent de rien à sa nature. Ainsi comme par la seconde expérience vous vous en pouvez certifier. Car si icelles vous retour­niez en corps par descension, tantôt verriez icelles retourner en nature de verre qui est hors de nature de métal, de laquelle tant seulement nous faisons notre maîtrise en dépurant icelle de toutes ordures et en laquelle nulle autre chose nous n'ajoutons qui soit étrange, ni poudre, ni eau, ni nulle autre chose du monde. Et sous ceci, cher ami, vous pouvez entendre que notre maîtrise ne requiert point multi­tude de choses ni plusieurs. Suivez tant seulement une nature, une pierre, une médecine à laquelle nulle chose ne s'ajoute qui soit étrange, ni est amoindrie. Sinon que les superfluités s'en ôtent en tirant tout ce qui est de la nature pure de l'argent vif ainsi comme je vous ai dit es causes de sa nature. Œuvrez donc et usez de la noble Nature, car icelle tant seulement est cause de perfection si comme vous verrez en votre ouvrage ni jamais elle ne se peut amender sinon toujours en sa nature. Sachez (le) certainement. Subtiliez donc bien icelle et purgez de toutes ses ordures ainsi comme je vous ai montré et ensei­gné. Et ne vous ennuyez si vous voulez voir haut et merveilleux expériment en la voie de Nature, lequel expériment est par les rurals du monde réputé pour un enchantement.

Notable. Ici devez noter comme il est noté devant. Que toutes les eaux du soleil, comme il est dit de la lune, tant par le bain comme par cendres soient mises chacune à part bien étoupées, car les eaux blanches sont pour blanchir, et les rouges pour rougir. Et les terres aussi chacune par soi soient subtiliées, et que la liqueur puante dont il est fait mention ci-dessus soit tirée de la terre scorieuse du soleil à part ainsi comme il est dit de la lune. Et aussi soit tiré l'humide radical des fèces après la distillation de la liqueur puante et mise à part au soleil comme il est dit à la lune, car c'est une même pratique tant au blanc comme au rouge, mais que chacune soit faite à part soi jusqu’à la conjonction des terres comme vous verrez en pratique quand vous serez en universelle réduction. Et de cette conjonction devez entendre quand votre ouvrage est fait sur la grande pierre des deux vifs argents fixés en un même degré, mais quand l'ouvrage est fait d'un des deux corps tant seulement soit du soleil ou de la lune, il n'y faut point de conjonctions de terre. Mais toutefois la médecine est trop plus noble et trop meilleure, tant à la projection sur argent vif et à transmuer tous métaux en vraie perfection d'or et d'argent, et à donner parfaite santé à tous corps humains, faite des deux corps luminaires qu'elle ne serait du tout seul par lui. Vous devez ici composer les principes de Nature au grand ouvrage, en telle manière et par telle mesure, vous prendrez au nom de Dieu premièrement pour faire les principes de Nature trois onces de la terre de l'or subtiliée et une once de la terre de la lune. Et mêlez tout ensemble sur le por­phyre en les abreuvant de soixante-douze onces de votre eau gardée es devant-dites dispositions. Et de quatre onces de la liqueur puante. C'est à savoir que l'eau et ladite liqueur soient du compost rouge en broyant et en abreuvant jusqu’à tant qu'ils soient bien incorporés l'une avec l'autre et eau toute bue et que ce soit en manière de rosée. Après mettez la matière au condamphore et puis au bain comme il est dit ci-après à la pratique. En faisant toutes les dispositions qui s'ensuivent. Et ainsi comme vous avez fait au rouge vous ferez au blanc. C'est à savoir en prenant trois onces de la terre subtiliée de la lune et une once du soleil. Et les mêlez et abreuvez en manière de rosée et broyez avec l'eau blanche et avec la liqueur puante blanche par tel poids, par telle mesure et par telle manière comme il est dit au rouge en procédant à la pratique comme il est dit ci-après. Toute­fois si vous n'aviez tant de terres comme il est dit ci-dessus, retournez toujours au poids que je vous dirai. C'est à savoir que si n'aviez desdits compost tant au rouge comme au blanc de chacun qu'une once, il vous faut dix-huit onces d'eau. Et pour chacune once de cha­cun compost une once de liqueur puante. Voire rouge au rouge et blanche au blanc. Et broierez et abreuverez en manière de rosée comme j'ai dit. Et si vous voyez en broyant sur le porphyre qu'il saillît de la matière aucunes gouttes de votre eau, ne la remettez mie avec la matière, mais les laissez couler hors du marbre en une casse qui sera mise dessous le porphyre. Et ainsi faites comme il est dit jusqu’à tant que l'eau soit toute incorporée avec la terre. Et puis mettrez tout en votre vaisseau. Et aussi y mettrez ce qui est dégoutté en ladite casse. Et si la matière ne peut (être) contenue en un vaisseau, si la mettez en plusieurs. Et ne broyez pas la liqueur puante sur le marbre, mais la mettez avec toute la matière dedans le vaisseau ou dedans les vaisseaux. Et ainsi faites cuire au bain en cueillant toujours ce qui montera à mont. Et n'ôtez point votre matière jusqu’à tant qu'elle soit dure et tâtant d'un bâton net et aigu à chacune fois que vous ôterez ce qui sera en haut élevé. Et quand elle sera en masse dure, prenez ce qui sera élevé et le mettez avec l'autre dessus cueilli. Puis prenez votre matière et la mettez sur le marbre et la dépecez par pièces et la broyez un peu. Et puis la remettez en vaisseau et puis au bain, et ainsi faites jusqu’à tant que par le bain ne pourra rien sublimer. Et puis la mettez au feu sec de cendres, et ce qui sublimera mettez à part en une autre fiole. Et puis la broierez et remettrez au dit feu, et puis cueillez ce qui sublimera et mettez avec l'autre. Et ainsi faites jusqu’à tant que de lui ne pourra rien sublimer par ledit feu de cendres. Et puis calcinez votre matière à plus fort feu, et icelle calcinée, remettez le moite sur le sec et le remettez en bain. Et cueillez derechef ce qui montera ainsi comme il est dit ci-devant tant que par le bain ne pourra plus rien monter, toutefois en cueillant toujours ce qui monte et mettre à part comme il est dit ci-dessus. Et puis la mettez en feu sec et cueillez tout ce qui sublimera par le feu sec et mettez à part en un autre vaisseau. Et tant de fois recom­mencez lesdits ouvrages dessus-dits jusqu’à tant que les matières soient toutes blanches. Et puis enforcerez le feu tant que lesdites matières ne puissent rien sublimer. Et puis les abreuverez chacune de son eau, puis les remettez en bain. Et vous verrez qu'après plusieurs imbibitions et décoctions et calcinations réitérées que la calcination au der­nier durera près de quinze jours, en cueillant toujours ce qui montera. Et quand cette longue calcination sera faite vous l'abreuverez chacun de son eau et les mettrez en bain. Et lors verrez que ce que vous vouliez faire en quinze jours se fera en moins d'un jour. Car votre matière congèlera si fort votre eau que la matière sera dure en masse en moins d'un jour comme dit est. Et puis lui redonnerez de l'eau en plus grande foison et puis la remettrez au bain. Et ainsi faites jusqu’à tant que l'eau soit congelée et que par le bain ne puisse rien monter. Et puis sur cendres jusqu’à ce que par les dites cendres ne puisse rien monter. Puis le mettez en un vaisseau de terre duquel la gueule soit plus large que le fond et soit de très forte terre et fort haute, et puis bien verrée, et ait un couvercle de verre qui accollera la gueule dudit vaisseau comme fait un alambic.

Et asseyez votre vaisseau sur le fourneau sur bandes de fer. Et faites très fort feu de flamme tant que toute la matière fonde en enforçant le feu jusqu’à tant que la matière se sublime en manière de farine blanche. Adonc ôtez le feu et prenez ladite farine et l'abreuvez de son huile, c'est à savoir blanc au blanc. Et y ajoutez autant de ferment blanc comme il y a de farine. Et puis le mettez au bain. Et ce qui sublimera mettez à part. Car cette eau est plus animée et plus exhubérée et plus approchée en nature de métal que n'était la première. Et est proprement nommée azoth. Et puis quand rien plus ne pourra sublimer par le bain mettez-le sur cendres en les calcinant. Et ce qui se sublimera amont mettez à part bien gardé et étoupé. Car c'est huile précieuse pour insérer et donner fusion à la médecine. Et des terres qui demeureront au fond vous ferez votre conjonction et votre grande réduction. En abreuvant par mesure ainsi comme il est dit ci-après en la septième laveure. Et au rouge faites semblablement c'est à savoir en l'abreuvant de son huile avec son poids de ferment rouge. Mais vous devez savoir que ladite farine de l'or qui est élevée blanche doit être premier rubéfiée avant que vous y rajoutiez le ferment comme ci est. Et la rubéfiez par telle manière : vous la met­trez en une écuelle de verre et y mettrez de son eau rouge et la mêlerez jusqu’à tant que tout soit bien incorporé. Et puis le mettrez sur le mar­bre et lui donnerez de son eau encore tant qu'elle ne soit ni trop molle ni trop dure. Et puis la mettrez en son vaisseau et la mettrez sur cendres. Et ce qui sublimera vous remettrez sur les fèces avec de l'autre eau. Et ainsi faites jusqu’à tant que ladite farine soit toute vermeille au fond. Et puis l'abreuvez comme dit est de son ferment. Et en tirez les éléments tant au blanc comme au rouge comme j'ai dit ci-dessus. Et puis faites votre conjonction des deux terres et la grande réduction comme j'ai écrit ci-dessus. Et ceci comme il est écrit au tiers régime et au chapitre de la septième laveure.

En retournant à la pratique pour faire la huitième disposition de la cinquième laveure, vous prendrez tout ce que vous avez tiré du ventre des fèces mauvaises et contre nature et l'ajouterez tout avec la poudre natu­relle dessus-dite, encore que tout soit humide radical et naturel en broyant et en incorporant tout ensemble sans nulle autre humidité jusqu’à tant qu'elle soit toute bien mêlée. Puis après prenez l'humidité puante liqueureuse que dessus vous ai dite, laquelle avez tirée des fèces mauvaises scorieuses par sublimation. Et icelle toute incorporez avec ladite poudre radi­cale en broyant et en abreuvant par imbibition en manière de rosée jus­qu’à tant qu'elle soit toute bien incorporée ou bue. Après mettez ladite matière ainsi abreuvée dedans le condamphore bien luté, et la mettez cuire en bain par deux jours naturels. Icelle est cette dicte huitième disposition.

Or vous devez ici noter que si vous voulez l'ouvrage accourcir, vous devez transporter la disposition du devant-dit chapitre ou paragraphe de la quarte disposition de la seconde laveure en le faisant là et non mie ici en continuant sur icelle longue décoction ainsi comme je vous ai dit en la devant-dite présente disposition. Et après continuez tout en la ma­nière que vous dirai à présent qui est que vous devez saillir en vous transportant de ladite quarte disposition de la seconde laveure à la tierce ou à la quarte laveure. Et abrégerez votre ouvrage de tant comme se monte le temps des dispositions qui sont en icelles et (en) cette (présente). Tou­tefois vous devez savoir que de tant qu'elle faudra de perfection en la préparation, de tant sera l'ouvrage moindre en sa projection. Mais tou­jours fera aucune ouvrage petite ou grande selon sa préparation. Veuillez donc bien préparer votre pierre, car jamais n'appartient qu'homme puisse bien œuvrer sinon de la chose bien préparée. Cher ami, préparation est trésor de la chose et miroir de l'accomplissement. Donc, si parfaites pré­parations vous faites à la pierre, vous ferez après en icelle accomplisse­ment parfait. Car d'autant comme vous lui défaudrez en sa préparation, d'autant elle vous défaudra et sera moindre son pouvoir en la projection. Pour ce, dit Nature, aide-moi et je t'aiderai, entendez et voyez ce que je vous dis.

Puis après, en retournant à la pratique pour la neuvième disposition de cette cinquième laveure, vous prendrez votre matière dessus-dite, et ce qui sera sublimé d'icelle vous cueillerez avec une plume et le garderez à part. Et puis broierez votre matière au mortier. Et si vous la voyez en poudre sèche, mettez-la en bain par quinze jours. Et si elle n'était droitement bien sèche, c'est à savoir que vous y sentissiez de l'humidité de l'argent vif, ne le mettez cuire sinon par deux jours jusqu’à tant qu'elle soit desséchée en poudre morte comme cendre vive apparente en la raie du soleil sous l'ombre. Adonc la cuisez par un jour naturel. Icelle est cette disposition neuvième.

La dixième disposition de la quinte laveure est que vous preniez votre matière après les quinze jours, et ce qui sera sublimé cueillez et mettez à part avec celui-ci dessus bien étoupé. Puis après broyez votre poudre, et si vous voyez que par sa subtilité elle s'en aille en fumée, ne la broyez plus tant qu'elle sera sèche, ni ne l'ôtez jà du vaisseau. Mais tantôt que vous aurez cueilli ce qui sera sublimé d'icelle, lutez arrière votre condamphore. Et la remettez cuire en bain bouillant par trois jours naturels. Et cette disposition recommencerez jusqu’à tant que rien d'icelle poudre ne puisse plus sublimer par la chaleur du bain.
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